La Commission européenne a demandé à Pristina, la semaine passée, d'obtenir un rapport final concernant l’enquête menée sur l’attentat commis par des militants serbes contre des policiers dans le nord du Kosovo (EUROPE 13257/21).
Alors que de potentielles mesures pourraient être prises par la Commission à l’encontre de Belgrade, si des preuves de l’implication du gouvernement serbe sont apportées, le Kosovo juge que celle-ci a déjà été démontrée.
Interrogé par Euractiv, le porte-parole de la Commission européenne, Peter Stano, a assuré que la Commission n'avait pas encore reçu le rapport final.
Pour rappel, un groupe d’hommes serbes armés avaient attaqué le 24 septembre dernier des agents de police kosovars à Banjska, dans le nord du pays, près de la frontière entre le Kosovo et la Serbie. Au cours de cette attaque, un policier kosovar avait perdu la vie.
Le Premier ministre kosovar, Albin Kurti, avait alors accusé Belgrade d’être derrière ce que la Commission avait qualifié d’« attentat », tandis que le gouvernement serbe avait rapidement nié les faits, rejetant la faute sur M. Kurti et ses « provocations » à l’encontre des Serbes.
Cet événement était venu raviver des tensions déjà fortes entre Belgrade et Pristina (EUROPE 13230/19) et porter un nouveau coup aux tentatives de mise en œuvre de l’accord sur la voie de la normalisation des rapports entre les deux pays (EUROPE 13295/4). (Thomas Mangin)