À l'invitation du ministre Ecolo de la Transition climatique et de l'Environnement de la région Bruxelles capitale, Alain Maron, les ministres de l'Environnement des pays de l'UE ont entamé, lundi 15 janvier, une réflexion sur les moyens de renforcer l'adaptation et la résilience de l'UE au climat et événements météorologiques extrêmes pour identifier les domaines dans lesquels faire plus pour mieux se préparer.
La région de Bruxelles capitale a la compétence en matière d'environnement en vertu d'un accord entre les entités fédérées belges.
L'adaptation et la résilience ont été discutées lors de la première session de travail de cette réunion informelle de deux jours (EUROPE 13327/1). Une occasion, pour les ministres, d'entendre la présentation des travaux en cours de l'Agence européenne de l'environnement sur la première évaluation européenne des risques climatiques. C'est un avant-goût des premières conclusions, a indiqué la directrice exécutive de l'AEE, Leena Ylä-Mononen.
« Nous avons, une nouvelle réalité climatique en Europe qui verra les coûts, les pertes, la perte de vies humaines augmenter, si nous ne prenons pas déjà des mesures pour mieux préparer nos sociétés aux nouvelles réalités climatiques ». Le futur rapport, attendu en avril, « parlera des coûts et des moyens de nous préparer à temps aux sécheresses, aux inondations, aux feux de forêt, à tous ces risques », a-telle précisé.
L'AEE a déjà publié un rapport appelant à réduire la consommation d’eau dans l’UE (EUROPE 12821/18).
Les échanges ont notamment porté sur l'eau, sachant qu'une initiative sur la résilience de l'eau pourrait être présentée en mars par la Commission européenne (EUROPE 13322/6).
En conférence de presse, le ministre bulgare, Julian Popov, a déclaré avoir proposé une stratégie europénne de l'eau « parce que l'eau, le climat et l'agriculture seront gravement affectés ». Et d'ajouter : « Je ne pense pas que des directives de l'UE [sur l'eau : NDLR] soient suffisantes. Il faut une stratégie sérieuse avec des fondements économiques sains et pas seulement des exigences légales ».
Selon lui, cette stratégie devrait faire la part belle aux nouvelles technologies pour l'irrigation, la préservation de l'eau et à des technologies avancées telles que l'agriculture verticale, la production de protéines à bas carbone pour réduire l'utilisation de l'eau, à l'heure où le cycle de l'eau change. Ce sont là des idées qui ont été avancées.
« Les conséquences de la crise climatique sont de plus en plus évidentes, ici aussi en Europe. Les inondations de ces dernières semaines, les sécheresses et les incendies de forêt de l'été dernier l'ont encore clairement montré », avait déclaré la secrétaire d'État allemande au ministère fédéral de l’Environnement, de la Conservation de la nature, Christiane Rohleder, à son arrivée.
« La Pologne, comme le reste de l'Europe et du monde, est confrontée à des menaces et à des dangers croissants liés au changement climatique et à la crise climatique », selon la Secrétaire d’État polonaise au Climat et à l'Environnement du nouveau gouvernement polonais, Urszula Sara Zielińska. (Aminata Niang)