Les mesures proposées dans la révision de la directive sur les poids et dimensions des véhicules lourds, visant à l’écologisation du fret, sont « partiellement impraticables et inefficaces », selon une étude publiée jeudi 11 janvier par plusieurs représentants du secteur ferroviaire.
Présentée en juillet par la Commission européenne (EUROPE 13308/19), cette directive révisée doit harmoniser les règles auxquelles sont soumis les transporteurs et inciter le recours aux véhicules électriques et à hydrogène. Ces mesures entraînent des risques concernant l'interopérabilité entre le transport routier et le transport ferroviaire de marchandises, alertent la Communauté des entreprises ferroviaires et d'infrastructure européennes (CER), l’Union internationale des chemins de fer (UIC), l'Union internationale des transports combinés rail-route (UIRR), l'Association européenne du fret ferroviaire (ERFA) et l'Union internationale des exploitants de wagons (UIP).
« La proposition de la Commission, si elle est approuvée en l'état, induira un transfert modal du rail vers la route et, par conséquent, augmentera les coûts externes du transport et les émissions, réduira la sécurité routière et augmentera les coûts d'entretien des routes », a dénoncé Alberto Mazzola, directeur exécutif de la CER. « Nous demandons néanmoins aux législateurs de conserver les limites actuelles de 40 tonnes pour le trafic routier transfrontalier et d'éliminer les clauses favorisant les megatrucks qui traversent l'Europe », a-t-il ajouté.
Lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/adr (Anne Damiani)