Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a déclaré, mercredi 26 juillet, que de nouvelles élections ne pourraient avoir lieu sans désescalade des tensions dans les quatre communes à majorité serbe où des maires albanais avaient été élus en avril dernier alors que des violences ont cours dans la région depuis le 26 mai, date à laquelle les maires albanais avaient pris fonction (EUROPE 13190/20).
« Je ne pense pas que quiconque s'attend à des élections dans le nord sans une désescalade complète, mais, bien sûr, nous continuons à travailler. Nous nous préparons à des élections anticipées », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il s’attendait également à ce que les mesures prises par l’UE à l’encontre de Pristina soient levées rapidement (EUROPE 13213/4).
Deux jours plus tôt, lundi 24 juillet, son vice-premier ministre, Besnik Bislimi, avait affirmé lui aussi, lors d’une conférence de presse, que les élections ne pourraient avoir lieu sans levée des mesures.
Ces mesures, que le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, s’était refusé à qualifier de ‘sanctions’, comprennent notamment la suspension de la participation du Kosovo aux réunions de haut niveau, la suspension des visites bilatérales ou encore celle, temporaire, des organes créés dans le cadre de l'accord de stabilisation et d’association (EUROPE 13209/5).
De son côté, la Commission européenne avait réitéré, mardi 25 juillet, son appel à Pristina à organiser sans délai de nouvelles élections dans les quatre communes à majorité serbe.
« Le dialogue se poursuivra et le facilitateur de l'UE convoquera une autre réunion prochainement. L'UE attend des deux parties qu'elles respectent sans plus tarder leurs obligations en matière de dialogue et les exigences de l'UE en matière de désescalade », a commenté la Commission européenne par la voix de l’un de ses porte-parole. (Thomas Mangin)