Le Comité économique et social européen (CESE) a indiqué qu’il était temps de définir une stratégie claire et un engagement pour lutter plus efficacement contre la pauvreté énergétique, lors de sa conférence annuelle, organisée à Bruxelles le 19 juillet.
Selon Eurostat, la pauvreté énergétique affectait 8% de la population européenne en 2020 et 6,9% en 2021. Avec l’explosion des prix de l’énergie observée suite à l’invasion de l'Ukraine par la Russie, la situation s’est détériorée. En 2022, 9,3% des citoyens européens, soit environ 42 millions de personnes à travers l’Europe ont été incapables de chauffer convenablement leur logement.
Pour Baiba Miltoviča, présidente de la section des transports, de l'énergie, des infrastructures et de la société de l'information (TEN) du CESE, les mesures mises en place jusqu'à présent n'ont pas fonctionné. « Nous avons besoin d'une nouvelle donne, d'un nouvel accord soutenu par une forte volonté politique où tous les niveaux de gouvernance poussent dans la même direction ».
Selon le CESE, le plan REPowerEU n’est pas suffisant. L’Union européenne doit adopter une stratégie claire, où tous les niveaux politiques (local, national et européen) se rassemblent et se soutiennent mutuellement, mais aussi où l'accent est mis de plus en plus sur les énergies renouvelables et les communautés énergétiques locales.
Le CESE propose, entre autres, d’établir des mécanismes de contrôle de l'inflation et de réformer le marché actuel de l'électricité, de réduire la consommation d'énergie grâce à des mesures d'économie et d'efficacité énergétique, de stimuler les investissements dans les énergies renouvelables, d’augmenter le taux de rénovation des bâtiments afin d'améliorer l'efficacité énergétique des logements ou encore de fournir des ressources financières supplémentaires au niveau local. (Pauline Denys)