La Présidence belge du Conseil de l’Union européenne a transmis aux États membres, mardi 9 janvier, un projet de conclusions sur le renforcement de la valorisation des connaissances en tant qu'outil pour une réindustrialisation résiliente et une autonomie stratégique ouverte. Le texte sera examiné en groupe de travail au Conseil le 17 janvier.
Le texte constate que, si l’UE est reconnue pour son excellence en recherche et innovation (R&I), elle peine encore à traduire pleinement les résultats obtenus dans ce secteur en valeur sociétale et économique et à en conserver les fruits dans l’UE.
Les obstacles à la valorisation avaient déjà été identifiés par la Présidence espagnole (EUROPE 13296/9) et consistent notamment, d'une part, dans le franchissement par les jeunes entreprises de la 'vallée de la mort' et, d'autre part, dans la difficulté à combler le « paradoxe de l'innovation européenne », c'est-à-dire à traduire les avancées scientifiques en solutions commercialisables.
Le document souligne notamment la nécessité de renforcer les outils existants et d'initier de nouvelles approches, telles que les pôles et plateformes d'innovation et les événements de mise en réseau, et appelle les États membres à impliquer ces derniers dans une approche commune.
La Commission est également encouragée à mettre en œuvree un nouvel instrument pour renforcer la capacité des intermédiaires entre les universités et les entreprises, tels que les bureaux de transfert de la connaissance et de la technologie.
Le texte souligne également l’importance d'une large adoption des technologies innovantes existantes et émergentes (technologies clés génériques, intelligence artificielle, technologies des sciences de la vie ou encore matériaux avancés).
Par son projet, la Présidence proposera de demander à la Commission d'analyser l'adéquation et l'efficacité des outils de financement de l'UE pour les activités de valorisation des connaissances dans l'ensemble des programmes et initiatives européens et de favoriser les synergies entre programmes européens.
Les États membres sont invités, notamment, à favoriser l’accès au capital risque, aux levées de fonds privés et publics et à d'autres soutiens au développement de la R&I, tels que les incubateurs.
Lien : https://aeur.eu/f/abl (Émilie Vanderhulst)