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Bulletin Quotidien Europe N° 13325
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

Une étude scientifique sur les risques des PFAS pour les fœtus plaide pour l’adoption des restrictions ‘REACH’ proposées, souligne l’ONG HEAL

Une nouvelle étude scientifique publiée dans le Lancet Planetary Health par des chercheurs des universités d'Aberdeen et d'Örebro indique que les substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS), ces produits chimiques éternels, affectent les personnes dès le stade du développement fœtal, a signalé l'ONG HEAL (Health and Environment) mardi 9 janvier, en plaidant pour l'adoption rapide des restrictions 'REACH' proposées par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) en donnant la priorité aux utilisations non essentielles.

Selon cette étude, les fœtus exposés aux PFAS ont un métabolisme et une fonction hépatique altérés, ce qui peut augmenter le risque de maladies métaboliques, telles que le diabète, à l'âge adulte.

« Cette étude opportune et approfondie montre ce que nous craignons depuis longtemps : les PFAS ont le potentiel d'affecter négativement les générations futures avant même leur naissance et il est difficile d'éviter l'exposition. C'est pourquoi la proposition de restriction de l'UE sur les PFAS est plus importante que jamais. », a commenté le directeur exécutif de HEAL, Génon Jensen.

L'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a proposé, le 3 février 2023, des options de restrictions couvrant 10 000 substances, conformément à la définition 2021 des PFAS de l'OCDE, assorties de dérogations de 12 ans.

Cette proposition a été préparée par le Danemark, l'Allemagne, les Pays-Bas la Suède ainsi que la Norvège pour protéger la santé et l'environnement (EUROPE 12807/9).

HEAL se félicite du large champ d'application envisagé, en particulier pour ce qui concerne l'inclusion des fluoropolymères et des perfluoropolyéthers, extrêmement persistants et largement utilisés, et comprend ces dérogations liées à l'adhésion à des exigences strictes en matière d'information, mais « demande à l'UE de donner la priorité à une proposition largement restrictive qui minimise les dérogations pour toutes les utilisations non essentielles des PFAS », a précisé M. Jensen.

À titre indicatif, la décision de la Commission européenne interviendrait en 2025.

Pour consulter l'étude scientifique (en anglais) : https://aeur.eu/f/aba  (Aminata Niang)

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