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Bulletin Quotidien Europe N° 13275
Sommaire Publication complète Par article 31 / 37
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

L'activation de la phase de préparation de l'euro numérique saluée par des parties prenantes qui soulignent la nécessité d'un large débat public

Plusieurs parties prenantes ont réagi, mercredi 18 octobre, à la décision du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) de passer à la seconde phase du projet d’euro numérique : la phase de préparation (EUROPE 13274/29).

L’Eurogroupe a salué la décision. L’Eurogroupe est une instance informelle qui ne détient pas de compétence législative. Cependant, parallèlement aux délibérations législatives des colégislateurs et aux travaux préparatoires de la BCE, l'Eurogroupe entend continuer à être impliqué dans le projet en fournissant un ancrage politique complémentaire aux travaux.

La Fédération bancaire de l'UE (EBF) a également réagi à l'annonce du Conseil des Gouverneurs de la BCE. Wim Mijs, le président-directeur général de la EBF, a affirmé que sa fédération comprenait la nécessité pour la BCE d’étudier le moyen de préserver son rôle et de maintenir un ancrage monétaire stable pour l’euro.

La EBF soutient également l’objectif de renforcement de l'autonomie stratégique européenne en matière de paiements.

Néanmoins, M. Mijs a souligné la complexité du projet et plaide pour une étroite collaboration entre secteurs public et privé pour identifier les opportunités et atténuer les risques liés au projet.

Évoquant les travaux du Parlement européen et du Conseil de l'UE autour de la proposition législative visant à fournir un cadre légal au projet d’euro numérique (EUROPE 13211/11), des travaux qui constituent un processus indépendant des travaux de la BCE, Wim Mijs appelle à un débat public large et approfondi impliquant toutes les parties prenantes.

C’est une préoccupation partagée par l'une des parties prenantes, le groupe international Giesecke+Devrient, spécialisé notamment dans l'impression de billets de banque et fournisseur de cartes à puce et de solutions de sécurité.

Giesecke+Devrient souligne qu'un projet d’une telle dimension ne pourra être mis en œuvre qu'en s'appuyant sur un large consensus politique et social.

Le groupe note cependant que le scepticisme à l'égard du projet est fréquemment le résultat d'hypothèses erronées comme la crainte que l’euro numérique remplace l’euro sous sa forme physique. (Émilie Vanderhulst)

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