La députée du Parlement européen Cláudia Monteiro de Aguiar (PPE, portugaise) s’est félicitée de la proposition de la Commission européenne concernant la refonte du mandat de l'Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM), présentée en juin (EUROPE 13192/18). Dans son projet de rapport publié mardi 19 septembre, elle s’est prononcée en faveur de l’élargissement des compétences de l’AESM, qui tient compte des évolutions maritimes notables au sein de l'Union.
Cette réforme élargit les compétences de l'AESM dans des domaines tels que la sécurité maritime, la durabilité, la décarbonation, la sûreté, la cybersécurité, la surveillance, l'aide à la gestion des crises et la transformation numérique de l'écosystème maritime. « Ces améliorations renforcent la sécurité et la durabilité du domaine maritime », a estimé la rapportrice dans l’exposé de ses motifs.
La députée a estimé qu'un rôle plus proactif était nécessaire en ce qui concerne la modernisation des ports maritimes. « Grâce à une coopération renforcée avec les autorités portuaires, l'AESM contribue à établir et à maintenir des normes de sécurité élevées, à soutenir la décarbonation et la durabilité et à faciliter les opérations des navires », a-t-elle écrit. Cette approche proactive renforce la position de l'Europe en tant que « plaque tournante du commerce mondial ».
Elle a aussi suggéré de mettre en place un cadre commun relatif aux enquêtes sur les accidents maritimes afin de réduire la charge pour les États membres et d'éliminer les disparités actuelles en matière de signalement et de suivi des accidents.
Mme Monteiro de Aguiar souhaiterait que l'AESM ait une voix permanente au sein de l'Organisation maritime internationale (OMI), institution spécialisée des Nations Unies qui établit des normes internationales pour veiller à la sécurité, à la sûreté et à la performance environnementale des transports maritimes.
L’AESM pourrait alors fournir une assistance à la mise en œuvre des sanctions contre la Russie et aux organes des Nations unies sur les 'corridors céréaliers' (EUROPE 13257/18 - voir autre nouvelle).
L’eurodéputée voudrait également renforcer les relations entre l'AESM et le Parlement européen, dans le but d'« améliorer la transparence, la responsabilité et l'alignement sur les intérêts des citoyens de l'Union ».
Enfin, compte tenu de ces nouvelles tâches, la rapportrice a considéré qu’il était essentiel de veiller à ce que les redevances perçues par l'AESM soient proportionnelles afin de maintenir l'équité et le caractère abordable pour toutes les parties prenantes. Cela signifie que le coût des services de l'AESM doit correspondre à la taille, au type ou à l'impact des activités maritimes concernées. Les nouvelles compétences attribuées devraient toujours être accompagnées de ressources adéquates, ce que devraient garantir la Commission européenne et les États membres.
Lire le projet de rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/8r2 (Anne Damiani)