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Bulletin Quotidien Europe N° 13242
Invasion Russe de l'Ukraine / Agriculture

Les pays de l’UE cherchent des solutions sur la poursuite des importations de céréales ukrainiennes

Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE se sont montrés partagés, lundi 4 septembre à Cordoue, en Espagne, sur les suggestions de Janusz Wojciechowski, commissaire européen à l’Agriculture, en faveur d’une prolongation des restrictions européennes sur les importations de céréales ukrainiennes jusque fin 2023.

En outre, certains ministres ont critiqué l’idée du commissaire à propos d’une aide au soutien pour le transport de céréales vers les pays tiers de destination, qui coûterait 600 millions d’euros par an (EUROPE 13240/2).

Le Comité des représentants permanents des États membres auprès de l’UE (Coreper) discutera, mercredi 6 septembre, des exportations ukrainiennes de produits agricoles et des couloirs de solidarité (solidarity lanes).

Les 5 pays proches de l'Ukraine (la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Hongrie et la Bulgarie) réclament une prolongation jusque fin 2023 des restrictions sur les importations de céréales ukrainiennes, qui expirent le 15 septembre (EUROPE 13237/6). Certains d’entre eux sont même prêts à prendre des mesures unilatérales d’interdiction.

Le ministre belge, David Clarinval, a déclaré lundi à quelques journalistes, près de Cordoue, qu’il était favorable, comme notamment le Luxembourg, « à rouvrir en partie les portes aux céréales ukrainiennes ». Selon lui, ces restrictions aux importations devaient être temporaires. Il a dit avoir parlé avec la délégation française qui réfléchirait, selon lui, à un « système de quotas de céréales » à la place des restrictions. Il est « plus facile de rouvrir que de débloquer des centaines de millions d’euros à travers des aides ou des quotas », a considéré M. Clarinval, qui a précisé que la position de la Belgique n’était pas encore finalisée.

Marc Fesneau, le ministre français, a estimé qu’il fallait permettre à l’Ukraine de sortir ses marchandises de son territoire et prévoir des solutions à long terme, dont des mécanismes de régulation. Il n’est pas opposé à la poursuite des restrictions, « mais il faut voir dans quel cadre cela se fait », a-t-il conclu. (Lionel Changeur)

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