Face à la répression meurtrière d'une manifestation à Goma (Nord Kivu, à l'est de la République démocratique du Congo), qui, le 30 août, a entraîné la mort d'une cinquantaine de personnes et fait de nombreux blessés, l'UE a condamné « l’usage excessif et disproportionné de la force », dénoncé vendredi 1er septembre par la voix du Service européen pour l'Action extérieure (SEAE).
« Nous attendons de l’enquête ouverte par les autorités congolaises qu’elle identifie rapidement les responsables et que ces derniers répondent de leurs actes », a déclaré la porte-parole du SEAE dans un communiqué publié vendredi dans la soirée.
Et d'ajouter : « L’UE rappelle son attachement à la liberté d’expression et de manifestation et à la nécessité que les manifestations soient pacifiques ».
L'UE met également en garde contre « tout propos ou action appelant à la violence contre la présence internationale et régionale sur place, telle que la MONUSCO ainsi que la force de la Communauté de l'Afrique de l'Est ».
Dimanche 3 septembre, le dernier de la série de vols du pont humanitaire aérien actuel, mis en place en août pour venir en aide à la population (EUROPE 13235/22) atterrissait à Goma. Il a livré 200 tonnes de fournitures de première nécessité, a indiqué le commissaire européen à la Gestion des crises, Janez Lenarčič, assurant que l'aide humanitaire de l'UE aux populations vulnérables en RDC se poursuivra. (Aminata Niang)