Face aux dommages croissants causés par le loup dans l'UE, la Commission européenne n'exclut plus de revoir le statut de conservation de cette espèce protégée par la directive 'Habitats' (92/43/CEE), mais elle souhaite préalablement disposer de davantage de données.
Elle a donc annoncé, lundi 4 septembre, qu'elle invitait les communautés locales, les scientifiques et toutes les parties intéressées à lui soumettre, avant le 22 septembre 2023, des données actualisées sur les populations de loups et leurs incidences en utilisant l'adresse électronique EC-WOLF-DATA-COLLECTION@ec.europa.eu.
« La concentration de meutes de loups dans certaines régions d'Europe est devenue un véritable danger pour le bétail et, potentiellement, pour l'homme. J'invite les autorités locales et nationales à prendre les mesures qui s'imposent. En effet, la législation européenne actuelle leur permet déjà de le faire », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Sans préjuger de la décision qui sera prise, Adalbert Jahnz, le porte-parole du commissaire à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, a précisé à la presse que « les données dont la Commission dispose sont insuffisantes » et qu'en « élargissant la consultation », l'institution envisageait « plus de souplesse, voire, si nécessaire, une révision du statut de conservation » du loup. « On irait plutôt dans le sens de ce que demandent les communautés locales », a-t-il concédé.
Le PE est favorable à une modification du statut de conservation du loup (EUROPE 13070/24). (Aminata Niang)