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Bulletin Quotidien Europe N° 13216
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

L’étude d'impact complémentaire confirme le besoin de réduire de 50% l’usage des pesticides, selon Frans Timmermans

La Commission européenne a estimé, mercredi 5 juillet, que l’étude d’impact complémentaire sur les effets sur la sécurité alimentaire de la proposition sur les pesticides confirme le besoin de réduire de 50% l’utilisation et les risques des pesticides chimiques.

Comme annoncé, la Commission a publié, à la demande du Conseil de l’UE, des données supplémentaires sur l’utilisation durable des pesticides (EUROPE 13201/22).

« Notre réponse montre comment trouver des solutions de rechange aux produits chimiques très rapidement. L’étude démontre également que notre proposition visant à réduire de 50% l’utilisation et les risques des pesticides chimiques aidera à garantir la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux », a déclaré, mercredi devant la presse, le vice-président de la Commission responsable du 'Pacte vert européen', Frans Timmermans.

Cette réponse confirme que les objectifs de réduction des pesticides fixés dans la proposition de règlement ne menacent pas la sécurité alimentaire, poursuit la Commission. Cette conclusion n'est pas modifiée par les effets négatifs à court terme de la guerre en Ukraine. Au contraire, tout manquement à l'objectif de réduction des pesticides aurait des effets à long terme et potentiellement irréversibles sur notre sécurité alimentaire à l'avenir.

Des progrès importants réalisés. Les États membres ont déjà accompli des progrès substantiels dans la réalisation des objectifs. C'est ce que confirme une mise à jour annuelle des objectifs de réduction des pesticides, publiée le même jour, qui fait état d'une réduction de 33% des pesticides chimiques et de 21% des pesticides plus dangereux d'ici à 2021 au niveau de l'UE. Bien que l'UE progresse dans la bonne direction en vue d'atteindre les objectifs de réduction de 50% de l'utilisation et des risques liés aux pesticides chimiques et aux pesticides plus dangereux d'ici à 2030, il reste encore du travail à faire, d'après la Commission.

L’étude énonce des possibilités d'actions supplémentaires pour accélérer la mise sur le marché d'alternatives et maintenir la tendance générale positive. Il s'agit notamment de continuer à veiller à ce que les pesticides chimiques et plus dangereux ne soient utilisés qu'en dernier recours. En appliquant systématiquement les principes de la lutte intégrée contre les ravageurs et en recevant des conseils indépendants sur sa mise en œuvre, les agriculteurs peuvent réduire leur dépendance à l'égard des pesticides chimiques sans mettre en péril la rentabilité de leur entreprise.

Les résultats mis en avant par l'étude complémentaire sont « préoccupants », aux yeux des viticulteurs européens. Les projections montrent en effet des reculs de production estimés à -28% pour les raisins en France, -20% en Italie et -18% en Espagne. Ces chiffres alarmants ne tiennent pas compte de l'impact des aléas climatiques (grêle, gel, sécheresse) qui ont régulièrement des répercussions sur la viticulture européenne, expliquent l'Assemblée des régions européennes viticoles (AREV), le Copa-Cogeca et l'EFOW (fédération européenne des vins d'origine).

Lien vers l'étude : https://aeur.eu/f/7wy (Lionel Changeur)

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