Les ministres de l’Agriculture français et italien, respectivement Marc Fesneau et Francesco Lollobrigida, ont annoncé, le 30 juin, la création d’un ‘groupe de contact technique sur la peste porcine africaine’.
Les deux États membres de l’UE entendent simplifier les échanges d’informations et harmoniser les méthodes de surveillance de la maladie pour lutter contre sa propagation.
Le groupe rassemble des experts de la santé animale, de la faune sauvage et de la chasse aux niveaux régional et national dans les deux pays, précise un communiqué du ministère français de l'Agriculture.
Le 22 mai dernier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a souligné que le nombre de foyers épidémiques chez les porcs et le nombre de cas signalés chez les sangliers dans l’UE a « considérablement diminué en 2022 par rapport à l’année précédente ». Elle a recensé des foyers dans huit pays de l'UE (la Bulgarie, l'Allemagne, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie). La Roumanie a totalisé 87% de l'ensemble des foyers de l'UE.
L’arrivée de la peste porcine africaine en France risquerait d’avoir des effets sur le marché du porc (abattages, fermeture de certains marchés…) La filière et le gouvernement français ont déjà anticipé la marche à suivre en cas d'apparition de l'épidémie.
L’Italie compte 706 foyers en faune sauvage et deux en élevages (depuis le 1er juillet 2022). (Lionel Changeur)