Les ministres de la Pêche des pays de l’UE ont fait part, lundi 26 juin à Luxembourg, de leurs préoccupations au sujet des négociations sur les quotas de pêche avec certains pays tiers, Norvège et Royaume-Uni en tête.
Le Conseil a eu un débat sur la communication de la Commission européenne sur les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour 2024.
Les ministres ont partagé le constat sur le fait que les stocks en Atlantique se portent de mieux en mieux, que des progrès ont été réalisés sur la reconstitution des stocks en Méditerranée, mais que la situation est préoccupante en mer Baltique.
Luis Planas, le ministre espagnol, a souligné le besoin de doter l’UE de moyens pour moderniser et décarboner la flotte de pêche. Ce sujet sera débattu lors de la réunion informelle des ministres, les 17 et 18 juillet à Vigo. La Belgique a estimé qu’il fallait davantage de fonds pour de nouveaux navires.
L'Espagne, la France et le Portugal ont salué l’intention de la Commission de prévoir en 2024 des TAC pluriannuels pour certaines espèces.
L’Italie et la Belgique ont évoqué le besoin de garantir un avenir pour le chalutage de fond alors que la Commission envisage de bannir cette activité dans les aires marines protégées. La France a demandé un débat sur l’obligation de débarquement.
L’Allemagne, le Danemark, la Pologne et la Lituanie ont déploré les problèmes qui affectent les stocks de poisson en mer Baltique. L’Allemagne a évoqué les stocks de hareng à reconstituer et a critiqué la surpêche au maquereau et au merlan bleu en mer du Nord.
Les problèmes avec la Norvège (et le Royaume-Uni) en matière de pêche ont été soulignés par l’Allemagne (et d'autres, comme la France et le Danemark), qui a demandé de faire un lien avec les questions commerciales.
La Pologne et la Lituanie ont estimé que les efforts de l’UE pour sauvegarder les stocks en mer Baltique sont remis en cause par la surpêche réalisée par la Russie. (Lionel Changeur)