Climate Action Network (CAN) Europe a publié, vendredi 28 avril, son rapport annuel pour 2022 faisant état de ses principaux avancements, au cours de l’année écoulée.
L'occasion, pour la principale coalition d'ONG européennes luttant contre les changements climatiques, de revenir sur son programme visant à influencer ‘Fit for 55’, le paquet législatif sur le climat et l'énergie pour rendre opérationnel le 'Pacte vert européen'. CAN Europe a ainsi démarré l'année 2022 en oeuvrant dans le sens d’une ambition beaucoup plus élevée - une réduction de 65% des émissions d'ici 2030 - qui donnerait à l'UE, selon le rapport, « une plus grande chance de limiter l'augmentation de la température à 1,5°C », « d'une manière convenable et équitable ».
Contacté par l’Agence Europe, Klaus Röhrig, responsable du Climat au sein de CAN Europe, justifie cet objectif en rappelant que face à la réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, «recommandée par le GIEC au monde entier, l’UE a une responsabilité historique ».
« L'Union est une économie industrialisée très forte et, en termes de part équitable, elle devrait contribuer davantage à la lutte mondiale contre l'urgence climatique » explique M. Röhrig, qui précise par ailleurs que « le chiffre de 55% inclut l'élimination des émissions ». Or, selon lui, l’absorption du carbone devrait s'additionner à la réduction des émissions.
En outre, si le réseau européen considère que les conséquences de la guerre en Ukraine ont donné plus de raisons aux décideurs de l’UE d'agir et de présenter des politiques audacieuses, tant dans le cadre de 'Fit for 55' que de 'REPowerEU', elle note néanmoins deux lacunes majeures : un manque de détermination à éliminer progressivement les combustibles fossiles et à mettre fin aux subventions qui leur sont accordées et un soutien insuffisant aux populations pendant la crise énergétique. Un véritable « déséquilibre social », selon Klaus Röhrig.
Pour lire le rapport : https://aeur.eu/f/6mm (Nithya Paquiry)