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Bulletin Quotidien Europe N° 13145
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les ministres de l’UE restent vigilants sur les effets de la future loi sur la restauration de la nature

Les ministres de l’Agriculture des pays de l’Union européenne se sont montrés inquiets, lundi 20 mars, à propos des effets de la future loi sur la restauration de la nature.

Plusieurs ministres (France, Italie, Espagne, Chypre, Roumanie, Slovénie…) ont estimé que la Commission européenne devait prévoir de nouveaux fonds, en dehors de la politique agricole commune (PAC), pour aider les agriculteurs à s’adapter à ce nouveau règlement sur la restauration de la nature.

Les ministres ont une nouvelle fois réclamé que leurs opinions sur ce texte soient prises en compte par le Conseil ‘Environnement’ (EUROPE 13141/8).

Pour le Danemark, ce texte risque de limiter l’utilisation des sols et de saper la production agricole.

La France et l’Italie, notamment, ont demandé que le texte et les plans nationaux de restauration de la nature prévoient une flexibilité suffisante pour concilier restauration des écosystèmes et maintien des capacités de production agricole. Pour la Pologne, les objectifs poursuivis ne sont pas réalistes. 

L'Allemagne a salué ce niveau d’ambition élevé dans la proposition, tout en soulignant que nous avons besoin d’indicateurs adaptés.

Pollinisateurs. La Commission a présenté le plan d'action de l'UE pour inverser le déclin des pollinisateurs sauvages d'ici 2030 (EUROPE 13106/10). L’initiative n’est pas très réaliste, a déploré la Pologne, qui a évoqué aussi le manque d’argent. « Il n’y a pas toujours d’alternatives sans produits chimiques », a noté le ministre polonais.

Les mesures prévues pour les pollinisateurs ne doivent pas aller de pair avec une réduction de l’utilisation des pesticides, a également mis en garde le ministre italien, Francesco Lollobrigida. Pour la Lettonie, il ne faut pas créer de fardeau administratif supplémentaire pour les agriculteurs.

La France a souligné le besoin d'éviter de « retenir des indicateurs qui induiraient une charge administrative disproportionnée sans contribuer à la préservation des pollinisateurs ».

L'Espagne a salué de manière générale les suggestions de la Commission dans ce plan d’action, de même que la Slovénie, qui a réclamé des fonds de l'UE pour mettre en œuvre ces actions. (Lionel Changeur)

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