Les ministres des Affaires étrangères européens ont adopté des sanctions, lundi 23 janvier, à l’encontre de 18 personnes et 19 entités pour leur responsabilité dans les graves violations des droits de l’homme en Iran.
« Au peuple iranien : nous vous entendons ! L'UE continuera à soutenir votre aspiration à la liberté et à la dignité », a souligné le président du Conseil européen, Charles Michel, ajoutant que ce nouveau paquet de sanctions - le quatrième - montrait que l’UE ne resterait pas inactive face aux violations des droits de l'homme en Iran.
L’UE a décidé de sanctionner le ministre iranien des Sports et de la Jeunesse, Hamid Sajjadi, « responsable d’exercer des pressions sur les athlètes iraniens pour les réduire au silence et de les empêcher de prendre position contre la répression en Iran au niveau international ».
Les ‘Quartiers généraux pour l’imposition du bien et l’interdiction du mal’, sont sanctionnés, tout comme leur chef.
Le commandant adjoint des opérations du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC), Abbas Nilfrushan, quatre parlementaires, des gouverneurs, des généraux de brigade, des responsables militaires et des forces de l’ordre et des responsables au sein de la radio-télévision iranienne (IRIB) et de Press TV et un homme d’affaires font également l’objet de mesures restrictives.
L’UE a en outre imposé des mesures à l’Autorité de régulation des communications, aux forces spéciales de la police iranienne (NOPO) et à des corps provinciaux et des bases opérationnelles du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) et des sociétés liées à la cybersécurité, au numérique et à la surveillance.
Avec cette nouvelle décision, 164 personnes et 31 entités sont sanctionnées en lien avec les graves violations des droits de l’homme en Iran. Leurs avoirs sont gelés et ces personnes sont interdites de voyage dans l’UE.
Voir les actes juridiques liés à cette décision : https://aeur.eu/f/514
Interrogé sur l’inscription des Gardiens de la Revolution sur la liste des organisations terroristes, le Haut Représentant de l’UE, Josep Borrell, tout comme plusieurs ministres, a rappelé que cela dépendait d’une décision de justice. « Il s'agit d'une question qui ne peut être tranchée sans l'intervention d'un tribunal. Une décision de la Cour [est nécessaire] en premier lieu. Vous ne pouvez pas dire : 'Je vous considère comme un terroriste parce que je ne vous aime pas' », a-t-il expliqué à son arrivée au Conseil 'Affaires étrangères'. (Camille-Cerise Gessant)