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Bulletin Quotidien Europe N° 13105
Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Les États membres de l’UE renforcent davantage le soutien militaire à Kiev

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont donné leur accord politique, lundi 23 janvier, pour le versement d'une septième tranche de 500 millions d’euros de la 'Facilité européenne pour la Paix' (FEP) et une assistance financière de 45 millions d’euros, toujours via la FEP, pour la formation des soldats ukrainiens dans le cadre de la mission de l’UE EUMAM.

Avec ce soutien, l’aide de l’UE à l’Ukraine via la FEP s'élève désormais à 3,6 milliards d’euros.

« 2023 n'a pas vu l'interruption des combats. La situation militaire évolue, mais il ne faut pas confondre stabilité sur la ligne de front et calme opérationnel. Au contraire, des combats très violents ont lieu. Les combats sont féroces. Il y a beaucoup de victimes », a rappelé le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, soulignant aussi, une nouvelle fois, que l'UE continuerait à soutenir l'Ukraine « de la meilleure manière qui soit ».

À leur arrivée au Conseil, de nombreux ministres ont souligné l’importance de maintenir le soutien européen à l’Ukraine, notamment militaire. « La Russie doit perdre la guerre. Il est impératif d’envoyer tout le matériel militaire nécessaire », a souligné le Lituanien Gabrielius Landsbergis. Selon lui, les Européens doivent « vaincre la peur de vaincre la Russie », adopter toutes les sanctions nécessaires et envoyer de l’assistance militaire supplémentaire.

Les objections allemandes à l’envoi de chars Leopard 2 en Ukraine ont été mentionnées. La veille, à la télévision française, la ministre allemande Annalena Baerbock avait précisé que, si la Pologne livrait de tels chars à l’Ukraine, l’Allemagne ne s’y opposerait pas.

Mais, lundi, le porte-parole du chancelier allemand, Olaf Scholz, a précisé que, si le gouvernement fédéral n'excluait pas que des chars Leopard soient livrés, il n’avait pas encore décidé s'il allait le faire maintenant.

Samedi, les ministres des Affaires étrangères des trois pays baltes avaient appelé Berlin à fournir des chars Leopard « maintenant ». « Le besoin est de 300 chars et seuls les Leopard sont disponibles en aussi grand nombre en Europe », a expliqué le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn, à l'AFP, estimant qu’une grande responsabilité pesait sur le chancelier allemand.

« J'espère que nous ne serons pas dans une certaine ambivalence purgatoire sur cette décision, qui est dans l'air, mais nous devrons agir immédiatement. Souvenez-vous, le printemps et l’été derniers, autour de la question de savoir s'il fallait donner de l'artillerie occidentale à l'Ukraine. L'hésitation pourrait se transformer en une escalade de développements dans la guerre », a mis en garde le ministre estonien, Urmas Reinsalu, ajoutant qu’il s’agissait aussi d’envoyer des missiles à longue portée ou encore des systèmes de défense aérienne supplémentaires. Cela « doit être fait immédiatement, car les Russes se préparent à une contre-offensive à grande échelle », a-t-il prévenu.

La ministre française, Catherine Colonna, a, elle aussi, confirmé qu’il ne fallait pas se focaliser sur les chars. « L’Ukraine a besoin de défense antiaérienne, de munitions, de maintenance. Et nous devons aider l’Ukraine, nous concentrer sur les besoins du terrain », a-t-elle expliqué.

Devant les médias, le Haut Représentant de l’UE a estimé que, selon lui, les chars devaient être fournis à l'armée ukrainienne, tout en ajoutant qu’il s’agissait d’une décision des États membres. Il a également rappelé les décisions importantes en termes de nouveaux soutiens militaires - en équipements et financiers - lors de la réunion de Ramstein sous l'égide de l'OTAN, vendredi 20 janvier. (Camille-Cerise Gessant)

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