Interrogé sur le projet irlandais relatif à un étiquetage des bouteilles d’alcool mettant les consommateurs en garde contre le potentiel cancérigène de ces boissons, Stefan De Keersmaecker, porte-parole de la Commission européenne à la Santé, à la Sécurité alimentaire et à la Politique régionale, a souligné que « la consommation dangereuse d’alcool » était une préoccupation de santé publique et que l’une des priorités de la Commission, dans le cadre de son plan de lutte contre le cancer (EUROPE 12650/1), était de réduire de 10% la consommation dangereuse d’alcool en Europe pour 2025.
M. De Keersmaecker a indiqué que la Commission européenne avait reçu la notification de l’Irlande concernant le projet. Cette notification a été communiquée au titre de deux réglementations différentes : la directive sur la transparence du marché unique (UE/2015/1535) et le règlement concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires (UE/1169/2011).
M. De Keersmaecker a précisé que la Commission n’avait pas délivré de réaction formelle ni d’avis défavorable quant au projet irlandais.
Il a rappelé que la Commission avait annoncé dans la stratégie 'de la ferme à la table' et dans le plan 'Europe contre le cancer'» qu’elle travaillait à une révision du règlement sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires afin de donner les moyens aux consommateurs d’effectuer des choix informés en faveur d’aliments sains et durables.
À ces fins, des travaux techniques sont en cours pour élaborer une étude d’impact. Cette évaluation sera basée sur les données scientifiques de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), du Centre commun de recherche de la Commission et sur la consultation publique en la matière.
Une étude de l’OMS soulignait qu’il n’existait pas de niveau de consommation d’alcool qui soit sans danger (EUROPE 12891/15).
Plus d'informations : https://aeur.eu/f/50p (Émilie Vanderhulst)