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Bulletin Quotidien Europe N° 13104
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Pesticides, des organisations agricoles de l’UE regrettent une interprétation restrictive des règles par la Cour de justice

L’association européenne des fabricants de sucre (CEFS, ou European Association of Sugar Manufacturers), la Confédération internationale des betteraviers européens (CIBE) et les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont pris note, vendredi 20 janvier, de l’arrêt de la Cour de justice de l’UE qui, selon elles, « interprète l'article 53 du règlement européen relatif à la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques de manière très restrictive, interdisant l'utilisation de semences enrobées de pesticides interdits - même en recourant à des dérogations nationales et en cas d'urgence ».

Or, les producteurs de betteraves ont besoin de solutions rapides et efficaces pour éviter des pertes de rendement substantielles causées par des foyers de ravageurs graves (charançon de la betterave) et/ou de pucerons propageant la jaunisse virale, explique le CEFS (EUROPE 13103/28). Les instituts de recherche sur la betterave sucrière et les parties prenantes du secteur travaillent intensément pour trouver des solutions, « mais il faut encore du temps et aucune alternative efficace n'est encore disponible », selon cette association.

Marie-Christine Ribera, directrice générale du CEFS, a déclaré que, si les agriculteurs ne peuvent pas cultiver en raison du manque de produits phytosanitaires, la production de sucre ne sera pas viable. « Des usines fermeront et des emplois industriels seront perdus dans certaines des zones rurales les plus vulnérables de l'UE. Et les Européens seront dépendants des importations de sucre de l’étranger », met-elle en garde. 

Le ministère français de l'Agriculture a indiqué, jeudi, qu'il était engagé depuis deux ans dans un programme de sortie de néonicotinoïdes sur les semences de betterave et de recherches d’alternatives. Un plan national de recherche et d’innovation a été mis en place afin de coordonner un important effort de recherche, focalisé sur la jaunisse de la betterave sucrière, « pour apporter des solutions alternatives aux néonicotinoïdes, déployables à l’échelle de la sole betteravière de 400 000 hectares et techniquement et économiquement viables à l’horizon 2024 ». (Lionel Changeur)

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