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Bulletin Quotidien Europe N° 13046
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SOCIAL / Social

Les partenaires sociaux européens appellent les Vingt-sept à prendre des mesures fortes pour protéger les travailleurs et les entreprises de l'UE face à la crise de l'énergie et la hausse des coûts

Les partenaires sociaux européens ont dressé, mercredi 19 octobre à Bruxelles, lors du Sommet social tripartite, un constat commun sur les défis qu’affrontent actuellement les travailleurs et les entreprises de l’UE, entre des travailleurs ayant de plus en plus de mal à payer les factures d’énergie et dont les salaires diminuent et des entreprises à forte intensité énergétique qui pourraient devoir se délocaliser ailleurs dans le monde, ou des entreprises plus petites, obligées de cesser leurs activités.

Réunis à Bruxelles en amont d’un Sommet européen consacré aux prix de l’énergie, Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), et Marcus J. Beyrer, directeur général de BusinessEurope, ont ainsi passé un message conjoint à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au président du Conseil européen, Charles Michel, et au Premier ministre tchèque, Petr Fiala, que ces derniers devront relayer aux vingt-six autres dirigeants européens.

Les deux responsables ont ainsi salué les dernières propositions de la Commission pour agir sur les prix et préparer une réforme plus structurelle du marché de l’électricité (EUROPE 13045/1). La CES a notamment bien accueilli le projet de taxe sur les superprofits des énergéticiens et salué la réflexion sur le plafonnement des prix.

Pour BusinessEurope, « si elles sont bien conçues, des mesures temporaires de 'plafonnement des prix' à l'échelle de l'UE, telles que le découplage des prix de l'électricité et du gaz », permettraient en effet de faire baisser les factures sans réduire les incitations à économiser l'énergie et à améliorer l'efficacité énergétique.

Mais les deux responsables ont appelé les dirigeants européens à aller plus loin. Pour la CES, il faut notamment agir davantage sur les mesures sociales, notamment contre la baisse des salaires, un mouvement qui avait déjà été amorcé pendant la pandémie et que l’inflation actuelle aggrave.

Si la directive sur les salaires minimaux adéquats est un « instrument fondamental » pour répondre à cette problématique avec son appel au renforcement des négociations collectives, il manque une dimension plus large « et proche de ce que l’on a fait pendant la pandémie » avec l’instrument SURE, a ajouté le secrétaire général de la CES. 

« Nous avons besoin d’un nouveau SURE, peut-être avec un nouveau nom, un nouveau champ », qui ne soit plus consacré seulement au chômage, « mais il nous le faut immédiatement », a ajouté Luca Visentini.

Pour le directeur général de BusinessEurope, l’UE peut encore aller plus loin que l’ajustement du cadre temporaire de l'UE pour les aides d’État en cas de crise, qui constitue toutefois une bonne chose, cela tout en maintenant des conditions de concurrence équitables et l’intégrité du marché intérieur.

En ce qui concerne les marchés du travail, le principal défi à venir « est de répondre en parallèle à la nécessité permanente d'améliorer l'adéquation des compétences et à l'impact de la crise énergétique sur l'emploi », a aussi déclaré le directeur général de BusinessEurope, qui a demandé aux dirigeants de bien réaliser que ce sont les bases mêmes de la richesse de l'UE qui sont aujourd'hui menacées.

Présents également au Sommet social tripartite, les représentants des services d’intérêt général dans l’UE ont aussi demandé que « le cadre temporaire de crise pour les aides d'État soit prolongé au-delà de 2022, et aussi longtemps que nécessaire, et qu'il soit élargi pour soutenir toutes les entreprises », a déclaré la Secrétaire générale de SGI Europe, Valeria Ronzitti.

« Les membres de SGI Europe, qui fournissent des services essentiels à notre vie quotidienne, sont pris entre deux feux avec la hausse des prix de l'énergie et des matières premières, les pénuries de main-d'œuvre et la difficulté croissante pour de nombreux citoyens et entreprises de payer leurs factures. Ces défis placent de nombreuses entreprises SGI au bord de l'insolvabilité », a encore commenté la Secrétaire générale. (Solenn Paulic)

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