login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13026
Invasion Russe de l'Ukraine / Russie

Invasion de l'Ukraine, les Européens condamnent la fuite en avant de Vladimir Poutine

De nombreuses personnalités politiques européennes ont condamné fermement, mercredi 21 septembre, la mobilisation de 300 000 réservistes par le président russe, Vladimir Poutine, afin de renforcer les rangs de l'armée russe engagée dans l'invasion de l'Ukraine.

« Le Kremlin annonce une mobilisation lors de la Journée internationale de la paix et alors que les États œuvrent en faveur de la coopération, de la sécurité et de la prospérité à l'Assemblée générale des Nations Unies. Dans cette guerre, il n'y a qu'un agresseur, la Russie, et qu'un pays agressé, l'Ukraine. Le soutien de l'UE à l'Ukraine sera inébranlable », a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel, via Twitter.

Le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, dont le pays assure la présidence semestrielle du Conseil de l'UE, a dénoncé « une nouvelle tentative d’escalade dans la guerre lancée par la Russie en Ukraine ». Pour le chancelier allemand, Olaf Scholz, il s'agit d'un « acte de désespoir » du président russe, après les revers subis par son armée dans la région de Kharkiv.

Dans une déclaration commune, la Première ministre britannique, Liz Truss, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ont qualifié l'appel à la mobilisation de M. Poutine de « signe de l'échec de l'invasion russe » et de « déclaration de faiblesse ».

La Lettonie a indiqué, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, qu'elle ne délivrerait pas de visas humanitaires aux citoyens russes qui tenteraient de fuir leur pays afin d'échapper à la mobilisation militaire ni ne modifierait les restrictions de passage aux frontières pour les Russes détenteurs de visas Schengen, qu'elle a introduites depuis lundi.

Référendums illégaux. La veille, à New York, le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, avait pointé l'illégalité des référendums organisés du 23 au 27 septembre sur le rattachement à la Russie des territoires ukrainiens - Luhansk, Kherson et Donetsk - occupés militairement par Moscou. Ces consultations « violent l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine et constituent une violation flagrante du droit international », a-t-il déclaré dans un communiqué. Et de prévenir que l'UE considérera comme « nuls et non avenus » ces référendums dont les résultats ne refléteront « en aucun cas » la libre volonté de la population des territoires concernés. 

Au Parlement européen, les présidents de la commission des affaires étrangères, David McAllister (PPE, allemand) et de la délégation parlementaire UE/Ukraine, Witold Waszczykowski (CRE, polonais) ainsi que le rapporteur sur l'Ukraine, Michael Gahler (PPE, allemand), se sont joints à cette condamnation et ont exprimé leur « profonde inquiétude » concernant l'annonce de la mobilisation partielle.

L'UE a déjà adopté des sanctions visant des responsables pro-russes ayant participé à la tenue de consultations populaires similaires dans les territoires annexés par la force, comme la Crimée. De nouvelles sanctions sont-elles à prévoir ?

Le porte-parole du Service européen d'action extérieure, Peter Stano, a indiqué que l'UE discutait d'une réponse européenne « sous tous ces aspects ». Sur le plan militaire notamment, l'octroi d'une sixième tranche de la Facilité européenne pour la paix est en discussion entre les États membres.

« Quels que soient les résultats de ces référendums, ces territoires demeureront ukrainiens. L'Ukraine a le droit de tout faire, dans le respect du droit international, pour y restaurer son contrôle », a poursuivi M. Stano.

Même son de cloche au Conseil de l'Europe. Dans une déclaration, sa Secrétaire générale, Marija Pejčinović Burić, a vu dans ces « pseudo-référendums » « une nouvelle escalade du conflit et la violation continue de l’intégrité territoriale de l’Ukraine ». « Tenus sous la menace des armes par les forces d’occupation et au mépris des principes démocratiques fondamentaux », ceux-ci « ne peuvent être ni acceptés ni reconnus », a-t-elle ajouté.

Mme Pejčinović Burić a rappelé qu’en 2014, la Commission de Venise du Conseil de l’Europe avait souligné que la situation en Crimée « ne permettait pas d’organiser un référendum conforme aux normes démocratiques », « conclusions qui restent valables aujourd’hui pour tous les territoires occupés ». (Mathieu Bion avec Véronique Leblanc)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
Invasion Russe de l'Ukraine
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES