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Bulletin Quotidien Europe N° 12995
Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Les ministres donnent leur accord politique pour une nouvelle aide militaire

Les ministres des Affaires étrangères sont convenus, lundi 18 juillet, d’une nouvelle assistance militaire de l’UE, sous la Facilité européenne pour la Paix, d’un montant de 500 millions d’euros. Celle-ci devrait être officiellement adoptée dans les prochains jours, une fois les procédures nationales de certains pays terminées.

« L’Ukraine a besoin de plus d’armes, nous allons les fournir », a annoncé le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, à l’issue du Conseil des Affaires étrangères, ajoutant que les ministres avaient donné leur accord à sa proposition d’une nouvelle tranche d’aide de 500 millions d’euros de la Facilité européenne pour la Paix. Avec cette nouvelle aide, l’UE aura consacré, depuis le début de la guerre, 2,5 milliards d’euros à l’Ukraine alors que la Facilité est dotée d’un peu moins de 5,7 milliards d’euros (EUROPE 12991/7).

Interrogé sur un risque de manque de fonds, le Haut Représentant a indiqué que la Facilité n’était pas infinie et que les ressources étaient limitées, mais, « pour l’instant, on peut continuer à financer l’effort de guerre ukrainien ». « Les fonds ne manquent pas pour l’instant », a-t-il ajouté.

« S’il y a quelque chose qui doit être poursuivi, c’est la livraison d’armes », avait souligné plus tôt dans la journée le ministre des Affaires étrangères lituanien, Gabrielius Landsbergis, ajoutant que c’était grâce à la fourniture d’aide occidentale que l’Ukraine avait, par exemple, repris l’île aux Serpents.

Interrogé sur l’aide macrofinancière de l’UE – sur les 9 milliards promis, seulement un milliard a fait l’objet d’un accord -, M. Borrell a expliqué que l’UE continue à travailler sur les 8 milliards restants. « On va le faire », a-t-il promis. « Nous sommes conscients des problèmes macroéconomiques auxquels l’Ukraine est confrontée. L’aide macrofinancière est aussi importante que l’aide militaire », a estimé le Haut Représentant.

M. Borrell a également expliqué que l’UE allait continuer de soutenir l’Ukraine dans son agenda européen des réformes et qu’un Conseil d’association avec l’Ukraine se tiendrait le 5 septembre prochain.

Travail sur les nouvelles sanctions

Par ailleurs, les ministres se sont aussi penchés sur les nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie. « Nous devons nous en tenir aux sanctions, continuer de faire pression sur l’économie russe », a plaidé M. Borrell. « Ce n’est pas la solution miracle, mais on doit le faire au même niveau qu’on le fait sur le plan militaire », a-t-il ajouté.

Les nouvelles mesures devraient porter sur les exportations d’or russe, sur la fermeture des échappatoires pour ceux qui contournent les sanctions déjà adoptées et sur de nouvelles sanctions individuelles.

Selon le ministre portugais des Affaires étrangères, João Gomes Cravinho, si le G7 ne sanctionne que l’or, les ministres seraient d’accord pour inclure les bijoux. « Il n'y a aucune raison d'exclure les bijoux du champ d'application des sanctions », a-t-il expliqué. Un diplomate européen s’est montré plus modéré, expliquant que de l’or était contenu dans les bijoux et qu’il fallait étudier s’il fallait les inclure ou pas. Il a précisé que plusieurs ministres avaient mentionné l’inclusion de la bijouterie dans les sanctions et qu’il n’y avait pas eu d’opposition, mais que le sujet n’avait pas fait l’objet d’une discussion en tant que tel. À l'heure de notre bouclage, les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE travaillaient sur l'adoption de ces nouvelles mesures.

Par visioconférence, le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, avait demandé à ses homologues d’aller plus loin et d’adopter un embargo sur l’énergie, un plafonnement du prix du pétrole et une interdiction de toutes les chaînes de télévision russes.

Interrogé sur l’efficacité des mesures, M. Borrell a appelé à regarder les chiffres. « Les sanctions fonctionnent, l’économie russe est fortement touchée. Cela n’arrêtera certainement pas la guerre en une nuit, mais cela crée beaucoup de problèmes économiques », a-t-il estimé.

Par ailleurs, le ministre tchèque, Jan Lipavský, a rappelé son intention, lors du Gymnich des 30 et 31 août à Prague, de discuter d’une nouvelle politique de l’UE envers la Russie, estimant qu’il y avait besoin de « refléter la nouvelle réalité d’hostilité ». (Camille-Cerise Gessant)

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