L’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède ont réclamé, lors du Conseil 'Agriculture' de lundi 18 juillet, une mise à jour ambitieuse de la législation sur le transport des animaux dans l'UE.
Ces cinq délégations ont préconisé, dans un document commun, une limite de 8 heures pour le transport de tous les animaux destinés à l’abattoir (EUROPE 12988/15).
Le Danemark a présenté les demandes des 5 pays et a salué la prise de position « positive » de la Commission européenne sur ce dossier de la mise à jour du règlement sur le transport des animaux.
« J’espère que la Commission pourra rapidement nous proposer une révision » des règles en matière de transport des animaux, a souligné la délégation allemande.
Pour les Pays-Bas, il convient d’aller de l’avant : au lieu de transporter les animaux sur de longues distances, il faut essayer de transporter leurs produits (viande, semences…)
La Lituanie a dit qu’elle soutenait les demandes de ces pays et que ces règles renforcées devaient concerner aussi les produits importés.
« Nous soutenons ce document, en particulier la limite de 8 heures », a dit le ministre luxembourgeois. L’Autriche est aussi pour la limite de 8 heures. La Slovaquie également a réclamé une mise à jour du règlement.
La France a souligné le besoin de disposer des évaluations de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et a plaidé pour : - une harmonisation des règles pour les exportations ; - des règles équivalentes (à celles de l’UE) pour les produits importés.
Prudence. La Hongrie a demandé de ne pas interdire le transport sur de longues distances. Tous les États membres n’ont pas des abattoirs à proximité des lieux d’élevage, a rappelé la Roumanie. Une limite de 8 heures risque d’être une entrave, selon ce pays.
L’Irlande et d’autres pays ont demandé que les propositions soient fondées sur la science.
La Commission au travail. Stella Kyriakides, la commissaire européenne à la Santé, a souligné que des avis de l’EFSA devraient être disponibles en septembre prochain sur le renforcement du bien-être des animaux. La Commission va faire des propositions en 2023 sur le renforcement du bien-être des animaux.
« Le transport est une priorité », a souligné la commissaire. Elle a évoqué notamment les travaux en matière de transport sur de longues distances, de transport des animaux vivants et de transport des veaux non sevrés.
Enfin, elle a indiqué que la Commission adoptera d'ici fin 2022 des actes législatifs visant à « améliorer les inspections chez les animaux d'élevage ». (Lionel Changeur)