Les ministres européens de la Pêche ont demandé, lundi 18 juillet, une proposition visant à améliorer la cohérence entre, d’une part, l'objectif d'un secteur aquacole durable en pleine croissance dans l'UE et, d'autre part, la législation environnementale de l'UE, dont la directive-cadre sur l'eau.
Le Conseil de l’UE a en effet adopté des conclusions sur l’aquaculture de l’UE. La Commission est invitée à définir en temps utile des mesures de gestion efficaces à l'échelle de l'UE pour « prévenir ou réduire les dommages causés par les prédateurs qui ont un impact négatif sur l'aquaculture », dont les cormorans et les loutres (EUROPE 12978/20).
Par ailleurs, le Conseil considère que la coexistence de l'aquaculture marine avec d'autres activités, comme la production d'énergie renouvelable (par exemple, les parcs éoliens en mer), « devrait être étudiée plus avant et que les meilleures pratiques devraient être partagées entre les États membres ».
Le Conseil invite la Commission à envisager de proposer une modification du règlement relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques, qui ne permet actuellement la certification de la conchyliculture et de la pisciculture comme étant biologiques que dans des conditions très strictes.
Hervé Berville, le nouveau secrétaire d'État français chargé de la mer, a estimé que cette filière est « stratégique pour assurer la souveraineté alimentaire de l’Europe ».
Lien vers les conclusions : https://aeur.eu/f/2oc (Lionel Changeur)