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Bulletin Quotidien Europe N° 12975
Invasion Russe de l'Ukraine / Ukraine

Plusieurs ministres des Affaires étrangères de l'UE apportent leur soutien à l’octroi du statut de candidat à l’adhésion à l’UE

Plusieurs ministres des Affaires étrangères ont apporté, lundi 20 juin, leur soutien à l’octroi du statut de candidat à l’adhésion à l’UE à l’Ukraine.

Vendredi 17 juin, la Commission européenne avait recommandé l’octroi du statut pour l’Ukraine et la Moldavie, sous conditions, et appelé à des efforts supplémentaires de la Géorgie (EUROPE 12974/1). Les dirigeants européens doivent décider de suivre ou non les recommandations de la Commission lors du sommet des 23 et 24 juin.

À son arrivée au Conseil, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, tout en précisant ne pas pouvoir anticiper la décision des dirigeants européens, a précisé n’avoir entendu « personne s'opposer » à l’octroi du statut pour l’Ukraine.

À l’issue de la rencontre, M. Borrell a estimé que le Conseil européen devrait envoyer un « signal pour l’intégration européenne » de l’Ukraine, la Moldavie et la Géorgie. Selon lui, cela enverra un message non seulement aux trois pays, mais cela aura un écho au-delà des frontières de l’UE, « comme une manifestation de la force de notre unité et de notre soutien aux trois pays et surtout à celui qui est agressé par la Russie ».

« L’Ukraine le mérite », a souligné l’Estonien Andres Sutt, précisant que le pays avait fait les progrès nécessaires pour obtenir ce statut. Son homologue tchèque, Jan Lipavský, a rappelé que les Ukrainiens « se battaient et mourraient littéralement pour faire partie de la société européenne ». 

Si certains États membres semblaient initialement frileux à l’octroi du statut, plusieurs ont depuis souligné leur soutien. Ainsi, les ministres française et allemande ont rappelé la position exprimée par leurs dirigeants lors de leur visite à Kiev (EUROPE 12973/20). « En tant que Présidence tournante du Conseil de l’UE, nous œuvrerons à ce que les Européens soient unis pour adresser un message clair et positif à l’Ukraine concernant sa candidature », a prévenu Catherine Colonna, ajoutant que la France était en faveur de l’octroi immédiat du statut de candidat à l’Ukraine et la Moldavie.

De son côté, le ministre néerlandais Wopke Hoekstra a souligné que tous les aspects devraient être pris en compte, « y compris la situation géopolitique très très compliquée ». Lui aussi a insisté sur l’importance de l’unité. « Et par conséquent, nous pensons que la proposition équilibrée de la Commission sera soutenue par le gouvernement néerlandais ».

Poursuivre le soutien à l’Ukraine

Au-delà du possible statut de candidat, le Haut Représentant a rappelé la pleine détermination de l’UE à poursuivre son soutien à l’Ukraine, notamment dans la pression continue envers la Russie, la communication envers les pays tiers et le soutien militaire.

M. Borrell a précisé que la 4e tranche débloquée de la Facilité européenne pour la Paix n’avait pas encore été épuisée.

Alors que dans un projet de conclusions du 15 juin, le Conseil européen appelait à une « nouvelle augmentation du soutien militaire dans le cadre de la facilité de paix européenne », une version du 20 juin est moins précise, le Conseil européen demandant au Conseil « de travailler rapidement à une nouvelle augmentation du soutien militaire » (https://aeur.eu/f/27q ).

Les conclusions sont aussi plus développées sur les sanctions, précisant que « les travaux se poursuivront sur les sanctions, notamment pour renforcer l'application et empêcher le contournement » et que ceux sur l'ajout de la violation des mesures restrictives de l'Union à la liste des crimes de l'UE devraient être rapidement finalisés.

Par ailleurs, interrogé sur la limitation du transit vers l’enclave de Kaliningrad par la Lituanie, M. Borrell a précisé que Vilnius mettait en œuvre les sanctions de l’UE envers la Russie et qu’il ne s’agissait pas de mesures nationales. « Conformément aux sanctions de l'UE, il existe des restrictions à l'importation et à l'exportation de certaines marchandises, y compris l'interdiction de transit par le territoire de l'UE », a-t-il rappelé, ajoutant que la Lituanie ne faisait que mettre en œuvre les directives fournies par la Commission. (Camille-Cerise Gessant)

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