Le soutien à la Corne de l'Afrique, l'une des régions d'Afrique les plus vulnérables au risque de famine et de malnutrition, a retenu l'attention des ministres des Affaires étrangères, lundi 20 juin à Luxembourg, dans le cadre de l'échange de vues sur l'impact de la guerre en Ukraine sur les pays les plus vulnérables (voir autre nouvelle).
Les ministres ont aussi débattu de la situation en Éthiopie, en Somalie et au Soudan un an après l'adoption de la stratégie intégrée de l'UE pour la Corne de l'Afrique (EUROPE 12717/3).
600 millions d'euros de réponse d'urgence à la crise alimentaire ont été engagés par l'UE en faveur de cette région qui souffrait déjà de faim et de malnutrition avant la pandémie et la guerre en Ukraine, a rappelé le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, à l'issue de la réunion du Conseil 'Affaires étrangères'.
S'agissant de l'Éthiopie, les ministres ont noté des avancées avec le cessez-le-feu, avancées toutefois non suffisantes pour normaliser les relations entre l'UE et le pays. « La normalisation sera fonction d'une approche transitionnelle et transactionnelle fondée sur l'accès humanitaire aux populations vulnérables dans le besoin au Tigré et d'autres régions, sur la restauration des services de base au Tigré et sur la levée des restrictions aux engrais », a indiqué le Haut Représentant.
En Somalie, il conviendra d'exploiter l'élan généré par les élections. L'UE soutient des réformes au plan économique et en matière de sécurité et travaillera pour la transition, selon M. Borrell.
Au Soudan, « la transition, qui était l'une des plus prometteuses il y a un certain temps, est un échec, en dépit de notre soutien », a regretté le Haut Représentant. L'UE s'associera aux efforts menés sous l'égide de l'ONU, l'Union africaine et l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). (Aminata Niang)