La Commission européenne a publié, mercredi 25 mai, un quatrième rapport sur la mise en œuvre de la stratégie de sécurité intérieure dans l’UE 2021-2025, entièrement tourné vers l’impact de la guerre en Ukraine et dans lequel elle consacre une large partie à la façon de se prémunir des cyberattaques.
Elle revient notamment sur la directive NIS2 sur la sécurité des réseaux, qui va remédier aux fragilités et améliorer la coopération entre États membres en couvrant désormais plus de secteurs, comme le secteur pharmaceutique ou la production alimentaire.
La communication réitère également l’aide apportée en matière de cybersécurité à l’Ukraine et aux pays voisins, notamment financière, et expose l’action de l’UE pour protéger par ailleurs les infrastructures de transport d’énergie.
Alors que près de 6 millions de personnes à ce jour ont fui la guerre en Ukraine, le rapport fait l’inventaire des mesures pour renforcer l’espace Schengen, comme la révision du Code Frontières ou les nouveaux outils de coopération policière proposés en décembre dernier ainsi que pour prévenir les crimes ou l’exploitation des réfugiés.
Le rapport couvre encore toutes les actions décidées jusqu’ici pour prévenir le trafic d’armes ou les interférences étrangères. Il fait aussi référence au nouveau paquet législatif dédié à la criminalisation des violations de sanctions et aux nouveaux outils pour confisquer les biens et avoirs criminels (voir article lié).
Pour l'avenir, l'UE « devra rester extrêmement vigilante face à l'évolution des menaces et se préparer et renforcer sa résilience à toutes les éventualités. Les répercussions de la guerre peuvent prendre différentes formes, dont toutes ne peuvent pas encore être évaluées », conclut le rapport.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/1tb (Solenn Paulic)