La Commission européenne a annoncé, mercredi 25 mai, avoir adopté le deuxième programme de travail annuel du Fonds européen de défense (FED). Le programme 2022 allouera jusqu'à un total de 924 millions d'euros de financements et introduit une série de nouveaux outils pour promouvoir l'innovation dans le domaine de la défense, tous regroupés sous l'EUDIS (EU Defence Innovation Scheme).
Ainsi, plus de 120 millions d'euros seront alloués à l’espace pour : - le développement de capacités spatiales d'alerte précoce aux missiles et de capacités innovantes d'observation spatiale de la Terre basées sur des capteurs multiples à des fins de renseignement, de surveillance et de reconnaissance ; - la recherche d'un système spatial réactif capable de placer rapidement de petits satellites sur différentes orbites.
Le même montant est prévu pour le secteur naval, avec des actions liées au développement d'une classe de navires particulièrement adaptée aux marines de taille réduite et moyenne et d'une capacité européenne de surveillance navale collaborative qui permettra aux forces navales de faire face à des menaces nouvelles, plus petites, plus rapides et plus diversifiées.
En outre, 70 millions d'euros seront alloués aux efforts de R&D dans le cyberespace. Le même montant ira à la 'supériorité de l'information', pour les projets contribuant au développement d'un système européen de commandement et de contrôle de commandement et d'un poste de commandement déployable pour les opérations spéciales. Dans le domaine de la recherche, les efforts de financement se concentreront sur l'interopérabilité et l'échange de données entre les centres de contrôle civils et militaires dans le cadre du 'ciel unique européen'.
Selon la Commission, les capacités de défense haut de gamme et les technologies génériques sont aussi concernées par le programme de travail. Il s'agit notamment de la mise au point d'un aéronef tactique de transport de marchandises de taille moyenne contribuant à la mobilité militaire, de la guerre électronique embarquée, du combat collaboratif pour les forces terrestres, des technologies et des composants durables pour les applications sous-marines.
Huit appels à propositions seront ouverts début juin.
Par ailleurs, dans le cadre de l’EUDIS, la Commission a l'intention d'investir 20 millions d'euros par an dans un mécanisme de fonds propres dans le domaine de la défense, jusqu'à concurrence de 100 millions d'euros. Elle compte aussi travailler sur un défi technologique qui vise à certifier et affiner les technologies de détection des menaces cachées. De plus, un nouveau programme de travail prône la mise en place d'un partenariat de quatre ans pour le développement de contre-mesures médicales de défense contre les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.
Voir la feuille d'information : https://aeur.eu/f/1t5 (Camille-Cerise Gessant)