Les discussions sur le sixième paquet de sanctions européennes à l'encontre de la Russie se poursuivaient mardi 10 mai, à plusieurs niveaux.
Alors que le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a espéré que les difficultés seront levées d’ici le Conseil des Affaires étrangères du 16 mai, le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a estimé, sur LCI, qu’un accord était possible « dans la semaine ».
Une réunion en visioconférence entre des dirigeants européens, dont le président français, Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, avaient été annoncée pour mardi, mais un porte-parole de la Commission européenne, Éric Mamer, a expliqué que celle-ci aurait lieu quand le travail technique serait suffisamment avancé.
Lundi 9 mai, à l’issue d’une rencontre à Budapest avec M. Orbán, Mme von der Leyen avait annoncé qu’elle convoquerait une telle réunion avec les acteurs régionaux pour renforcer la coopération régionale en matière d'infrastructures pétrolières.
« Nous avons fait des progrès, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires », avait-elle expliqué. Les équipes de Mme von der Leyen et M. Orbán travaillent pour identifier des solutions aux problèmes concernant la sécurité de l’approvisionnement énergétique hongrois. M. Mamer a précisé que les discussions entre la présidente et le Premier ministre n’avaient pas porté sur des échéances (timelines), mais s’étaient davantage concentrées sur les questions à résoudre, dont celle des infrastructures énergétiques. Après la rencontre, la Hongrie a rappelé qu’elle ne pourrait pas soutenir le paquet de sanctions tant qu’il n’y aurait pas de solutions aux préoccupations du pays.
Sur LCI, M. Beaune a précisé qu’« il y a des portes de sortie autour des dérogations de deux natures : le délai pour certains pays objectivement en difficulté, parce que 100% de leur approvisionnement en pétrole vient de la Russie, et puis des garanties d'approvisionnement alternatives ». « Ce sont les deux paramètres sur lesquels on travaille », a-t-il ajouté. (Camille-Cerise Gessant)