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Bulletin Quotidien Europe N° 12948
INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Les citoyens engagés dans la Conférence sur l'avenir de l'Europe restent déterminés à « ne rien lâcher »

Définie dans ses moindres détails et préparée depuis la veille, la cérémonie de clôture de la Conférence sur l’avenir de l’Europe a été vécue avec beaucoup de fierté et d’enthousiasme par les quelque 300 citoyens qui y ont participé après avoir été tirés au sort au sein de leur panel respectif.

Pour eux, cependant, les choses sont claires : cette journée du 9 mai est un premier aboutissement qui n’a rien d’un point final. Désormais au fait des questions européennes, ils ont la ferme intention d’être associés au suivi des 49 propositions déclinées en 300 actions concrètes remises aux coprésidents de la Conférence ainsi qu’aux présidents des trois institutions européennes que sont Ursula von der Leyen pour la Commission, Roberta Metsola pour le Parlement et Emmanuel Macron au titre de l’actuelle Présidence française du Conseil de l’Union européenne.

« Ceux qui devaient prendre la parole ont répété dimanche », racontait la Belge Gisèle Magnery, active dans l’un des quatre panels européens. En pleine discussion avec la Française Élisabeth Piacentini, représentant quant à elle son panel national, elle l'a rejointe pour constater que la « jonction » entre ces deux niveaux de démocratie délibérative n’a pas été simple lorsque des séances communes ont été organisées pour compiler les propositions. « J’avais l’impression que nous avions travaillé de manière plus structurée », disait Mme Magnery. « Ah non, c’est nous ! Nous nous sommes centrés sur des 'piliers' », lui a rétorqué Mme Piacentini. Peu importe, au fond, car toutes deux se sont reconnues dans les conclusions transmises ce 9 mai, jour de la Fête de l’Europe, et s’accordaient sur le fait qu’« il faut absolument une suite ».

À l’automne, leur a-t-on promis lors de la dernière plénière qui s’est tenue les 29 et 30 avril derniers. « Dès septembre », a déclaré la présidente de la Commission européenne, qui s’est engagée à dresser un premier bilan d’étape lors de son prochain discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen.

Au-delà de cet engagement, qui devrait se concrétiser par la liste des mesures déjà engagées par l’Union européenne et de celles qui pourront l’être sans modification des Traités, c’est la réponse positive des présidentes et président des trois institutions européennes à cette perspective de révision encore très aléatoire qui a réjoui les citoyens associés à la Conférence. Pour eux, celle-ci est incontournable, si on veut aboutir à l'« Europe forte et protectrice » réclamée par Gisèle Magnery et Élisabeth Piacentini, une Europe capable d’affronter les défis sociaux, sanitaires, environnementaux et géopolitiques qui sont d’ores et déjà là et bien là.

« Tout se résume au mot 'Union' », a renchéri un des citoyens français intervenant dans l’hémicycle, « une Europe qui soit une famille et qui n’ait pas peur d’avoir de l’audace », a déclaré une Suédoise ; « Ne gâchez pas cette chance », a lancé pour sa part une jeune Italienne aux politiques présents. Beaucoup ont introduit leurs propos par un mot résumant à leurs yeux la conférence : « passionnant », « Game changer », « ensemble », « nouveau », « espoir »… Certains ont reconnu avoir traversé des « hauts et des bas » lors de ces douze mois d’engagement, mais aucun n'a semblé regretter le temps et l’énergie investis dans ce vaste exercice totalement inédit. « De ce qui semblait une idée folle il y a trois ans, nous sommes passés à un pari il y a un an », a résumé Clément Beaune, secrétaire d’État français aux Affaires européennes. « Aujourd’hui, nous assistions à un succès que nous devons aux citoyens européens impliqués dans les panels ou sur la plateforme en ligne qui a collecté plusieurs milliers d’interventions ».

Terminée par un discours d’Emmanuel Macron, salué par une standing ovation, la Conférence s’est prolongée de longs instants dans un hémicycle où la vedette fut ravie par une citoyenne européenne âgée de quelques mois à peine. Née pendant la Conférence, la fille de Lynda Moustaki, Française d’origine algérienne, a focalisé l’attention des personnalités politiques. Le bébé est resté de longs moments dans les bras d’Ursula von Der Leyen. Imperturbable, la jeune demoiselle a été immortalisée par les nombreux photographes présents, qui en ont fait un magnifique symbole d’espoir dans l’avenir de l’Union européenne.

Conscients d’avoir vécu une « fête de l’Europe » inoubliable, les membres des panels européens et nationaux se sont ensuite réunis pour réfléchir au suivi de leur engagement au sein de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.

« Ne rien lâcher » restait leur leitmotiv, alors qu’en conférence de presse, Emmanuel Macron revenait sur sa proposition de créer une Communauté politique européenne ouverte notamment à l’Ukraine.

Avant de quitter Strasbourg, une ville qui leur est désormais familière, Gisèle Magnery, Élisabeth Piacentini et tous leurs 'collègues' citoyens ont assisté à un concert donné par l’orchestre de l’Opéra du Rhin.

Au programme, des musiques issues des 27 pays de l’Union européenne. (Véronique Leblanc)

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