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Bulletin Quotidien Europe N° 12882
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

'FuelEU Maritime', Jörgen Warborn appelle à ne pas se montrer trop ambitieux quant aux objectifs fixés

Les eurodéputés membres de la commission des Transports (TRAN) du Parlement européen ont débattu, mercredi 2 février, du rapport de Jörgen Warborn (PPE, suédois) concernant les carburants et énergies durables dans le secteur maritime (‘FuelEU Maritime’) (EUROPE 12862/9). Ce texte s’inscrit dans le cadre du paquet ‘Fit For 55’, présenté par la Commission le 14 juillet 2021, et doit mener à une réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) de 55% d’ici 2030 (EUROPE 12762/1). 

« Les carburants alternatifs restent chers. Les coûts supplémentaires dans les transports seront payés par les consommateurs et les ménages et les petites industries seront les plus touchées », a affirmé M. Warborn, estimant dans la foulée que les objectifs fixés par la Commission « pourraient engendrer des coûts importants ». « Nous devons être ambitieux, mais pas trop non plus », a-t-il ajouté. 

Une position que partage, sur ce point, l’eurodéputée finlandaise Elsi Katainen (Renew Europe), qui juge la proposition de la Commission de « bon point de départ », mais appelle à « rester réaliste ». « Les matières premières doivent être disponibles en quantité suffisante et à des prix acceptables », a-t-elle complété. 

En outre, plusieurs eurodéputés - à l’instar de Vera Tax (S&D, néerlandaise) - ont également insisté sur l’importance de faire porter la charge administrative et financière sur tout le cycle de vie des carburants, incluant ainsi les producteurs, et non pas seulement les compagnies maritimes. Le groupe politique Identité et démocratie a par ailleurs d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait des amendements sur ce sujet.

Seuil minimum et capacité des ports

Par ailleurs, la question du champ d’application du texte est également revenue à plusieurs reprises. En la matière, le rapporteur, Jörgen Warborn, estime qu’il est nécessaire de se concentrer sur les plus gros vaisseaux, dépassant les 5 000 tonnes. « Ils sont à l’origine de 90% des émissions », a-t-il souligné.

D’autres, comme Kathleen Van Brempt (S&D, néerlandaise), privilégient une approche plus radicale, souhaitant voir ce seuil être abaissé à 400 tonnes. 

Toujours au chapitre du champ d’application, plusieurs eurodéputés ont appelé à tenir compte de la capacité des ports concernant l’approvisionnement à quai. 

« Imposer l’obligation de se connecter à quai dans toutes les situations ne sera pas efficace. Cette obligation ne devrait être effective que lorsqu’il est question de ports faisant partie du RTE-T », a jugé Jörgen Warborn, qui estime également que « des actions de compensation seront nécessaires pour éviter que le fardeau réglementaire ne soit trop lourd ». 

Enfin, plusieurs membres de la commission TRAN ont insisté sur la nécessité de régler au plus vite la question des règles de ravitaillement afin d’éviter que les navires puissent aller faire le plein de carburant dans des pays tiers, à la législation moins stricte.

« Nous devons faire cela au plus vite, sans quoi nous perdrons de vue nos objectifs », a conclu Elissavet Vozemberg-Vrionidi (PPE, grecque). (Thomas Mangin)

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