Quatre-vingt-six ONG ont écrit, jeudi 2 décembre, au Haut Représentant, Josep Borrell, et aux ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne au sujet du logiciel espion israélien Pegasus, utilisé par certains États membres, comme la Hongrie, pour espionner des journalistes, selon une enquête collective publiée pendant l’été (EUROPE 12765/8).
Cette lettre, portée notamment par Human Rights Watch, demande à la Commission de sanctionner l’entreprise NSO Group, qui a créé ce logiciel, et d’interdire la vente et l'utilisation de ce dernier. Le 3 décembre, les États-Unis avaient ajouté la société à la liste noire du ministère américain du Commerce pour s'être « engagée dans des activités contraires à la sécurité nationale ou aux intérêts de politique étrangère des États-Unis » et les ONG veulent une action similaire.
Lundi 29 novembre, la commission des libertés civiles du Parlement européen s’était penchée sur le sujet avec des journalistes à l'origine des révélations et avait déploré l’inaction de la Commission vis-à-vis de ce scandale et de ce logiciel.
La Commission a reçu ce courrier et va y répondre dès qu’elle l’aura analysé, a brièvement commenté l’institution le 3 décembre. Lien vers la lettre : https://bit.ly/31utRu1 (Solenn Paulic)