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Bulletin Quotidien Europe N° 12803
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DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ / État de droit

La situation a empiré en Hongrie, estime Gwendoline Delbos-Corfield

Le Parlement européen, via une délégation de sept eurodéputés représentant les groupes politiques du PE, s’est rendu en Hongrie pour une mission de trois jours afin d’évaluer la situation de l’État de droit (EUROPE 12781/2).

« Nous avons eu des échanges avec au moins 85 personnes et nous avons reçu des informations qui laissent penser à la majorité des membres de la délégation que la situation concernant l’État de droit a empiré en Hongrie », a annoncé la chef de la délégation, Gwendoline Delbos-Corfield (Verts/ALE, française), au terme de cette mission, vendredi 1er octobre.

L’eurodéputée a souligné que les discussions avaient été « intéressantes » dans la plupart des cas, soulignant néanmoins que les échanges avaient été beaucoup plus complexes avec les membres issus de la Cour de justice et de la Cour constitutionnelle.

« A deux reprises, nous avons été menacés d'outrage à la justice. C’était très théorique, mais ça révèle relativement bien le fait que les discussions étaient compliquées. Nous avons essuyé des refus à nos questions. Il y avait une claire hostilité », a détaillé Mme Delbos-Corfield, qui a ajouté avoir été surprise que les discussions dans ces institutions aient été enregistrées.

« Nous n’avons rien à cacher, mais la surveillance est un concept auquel nous ne sommes pas habitués quand il est question de démocratie », a-t-elle complété.

Interrogée sur le sujet, la chef de la délégation parlementaire a rappelé que les raisons ayant poussé le Parlement européen à faire le déplacement existent depuis « au moins 2018 ».

« Les réformes de la justice n’ont pas remis l’indépendance de celle-ci sur les rails et l’état d’urgence dû à la pandémie de Covid-19 a permis au gouvernement de prendre des décisions politiques qui n’ont rien à voir avec la santé, mais avec l’enseignement ou la culture », a estimé l’écologiste française. Elle a également insisté sur le fait que l’affaire Pegasus représente toujours un « traumatisme » pour certains acteurs européens (EUROPE 12765/8).

Restant discrète sur le sujet, Mme Delbos-Corfield a également relevé que les élus des groupes CRE et Identité et Démocratie avaient quitté les rencontres à plusieurs reprises. (Thomas Mangin)

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