Axe majeur des travaux de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe annoncé par son président, Rik Daems, dès janvier 2020, le lien entre droits humains et droit à un environnement sain, sûr et durable a été le thème du « panel de haut niveau » qui s’est exprimé devant la plénière ce mercredi après-midi.
Y sont intervenus le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres (par visioconférence), la Secrétaire générale du Conseil de l’Europe, Marija Pejčinović Burić, le Pape (par courrier), le président hongrois, János Áder, le Secrétaire d’État à la Mobilité portugais, Eduardo Pinheiro, le président de la Chambre italien, Roberto Fico, et Anuna de Wever Van der Heyden, jeune activiste belge.
L’intervention de Tim Eicke, juge britannique à la Cour européenne des droits de l’homme, était particulièrement attendue après l’adoption – le matin même et à l’unanimité – d’un rapport de l’assemblée réclamant l’élaboration d’un protocole « Environnement » à la Convention européenne des droits de l’homme.
Après avoir rappelé la jurisprudence de la Cour en ce domaine, le juge Eicke a convenu que « cette protection restait limitée ». Sur la question précise d’un protocole additionnel, il s’est référé à la position de Robert Spanó, président de la Cour, qui a déclaré qu’il n’appartenait pas à celle-ci de se prononcer, mais qu’elle n’éluderait pas ses responsabilités, si le Comité des ministres du Conseil de l’Europe le réclamait.
Pour l’ensemble des panellistes, les atteintes à l’environnement mettent en danger le respect des droits humains fondamentaux.
« Il faut adapter les instruments juridiques du Conseil de l’Europe aux défis de notre époque », a dit Mme Pejčinović Burić et il y a urgence, car « nous allons manquer de temps », a martelé Anuna de Wever Van der Heyden. (Véronique Leblanc)