Plusieurs organisations de la société civile, parmi lesquelles Transparency International, Open Society European Policy Institute et Access Info Europe, demandent à la Commission européenne de ne pas adopter le plan de relance hongrois dans le cadre du Plan européen Next Generation EU tant que des garanties plus fortes sur le suivi des dépenses budgétaires ne seront pas en place.
En particulier, ces organisations demandent que la Hongrie : - participe à la base de données Arachne de l'UE de surveillance budgétaire pour prévenir la fraude ; - rende publiques les informations sur les bénéficiaires finaux du Plan de relance ; - renforce sa législation sur les marchés publics ; - améliore l'accès aux données des administrations publiques.
La Hongrie « a passé plusieurs années successives en tête de la liste de l'OLAF des États membres où le plus d'irrégularités impliquant des fonds européens ont été constatées », soulignent les organisations dans une lettre à la Commission adressée mercredi 29 septembre, à la veille de la date butoir des négociations avec Budapest sur le Plan de relance de l'UE. Et d'ajouter : « Le fait que le gouvernement hongrois ait refusé d'adhérer au Parquet européen limite encore davantage l'efficacité des enquêtes et des poursuites dans les affaires de fraude et de corruption ».
Selon nos informations, les autorités hongroises refusent d'adhérer à la base de données Arachne, faisant valoir que tous les États membres n'y sont pas tenus.
Voir la lettre des ONG : https://bit.ly/3CRlDJy (Mathieu Bion)