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Bulletin Quotidien Europe N° 12797
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Infrastructures pour les carburants alternatifs dans l'UE, les États membres attendent plus de flexibilité de la part de la Commission

Les ministres des Transports des États membres de l'UE ont discuté, jeudi 23 septembre, au cours d’une réunion informelle à Brdo pri Kranju, du déploiement d’infrastructures pour les carburants alternatifs au sein de l’UE. Cette proposition s'inscrit dans le cadre du paquet législatif 'Fit for 55', présenté le 14 juillet dernier par la Commission (EUROPE 12759/3).

Si les ministres se sont globalement montrés favorables au développement d’un vaste réseau public d’infrastructures pour les carburants alternatifs, certains points de blocage semblent d’ores et déjà se dessiner à l’horizon.

Concernant le déploiement d’infrastructures de recharge pour le transport routier, la Commission entend maintenir une approche basée sur la taille de la flotte en circulation et la distance.

Pas de quoi ravir certains États membres qui estiment que les contraintes géographiques ou la faible densité de population dans certaines régions devraient pousser la Commission à revoir sa copie.

« On sait que chaque proposition est une question de flexibilité. Cela peut diviser les États membres et nous savons que ceux-ci ne partent pas tous du même point. Ce que nous proposons est un minimum pour que les gens n’aient pas à s’inquiéter de trouver des infrastructures quand ils roulent à travers l’Union européenne », a déclaré la commissaire chargée des Transports, Adina Vălean.

À l’heure actuelle, près de 70% des bornes de recharge de l’Union européenne sont réparties dans trois pays : les Pays-Bas, l’Allemagne et la France.

La question des prix

Également interrogée sur la question du prix à payer pour recharger un véhicule, la commissaire aux Transports a jugé qu’il était difficile « d’envisager un prix à l’échelle européenne ». 

« Chaque pays aura ses prix, mais il faudra de la transparence. Plus de concurrence signifie, en théorie, des prix plus bas et des services de meilleure qualité », a-t-elle ajouté.

Le ministre slovène de l’Infrastructure, Jernej Vrtovec, a indiqué pour sa part que ce point serait discuté « prochainement » par les ministres compétents.

Le maritime et l'aérien également au programme

Le rôle - et le développement - des carburants alternatifs dans les secteurs maritime et aérien a également été abordé. En la matière, la priorité pour les États membres semble avant tout de maintenir la compétitivité.

« C’est un sujet important pour les États membres, mais je ne les vois pas montrer de grosses oppositions sur ce sujet », a jugé Mme Vălean, rappelant que l’électrification des ports et infrastructures maritimes et aériennes - de fret comme de passagers - est un enjeu majeur.

Enfin, si tous semblent s’accorder sur la nécessité de planifier de manière « ambitieuse et cohérente » le déploiement des infrastructures, la question du financement a également été soulevée.

Sur ce point, la Commission souhaite mettre le secteur privé à contribution. Mais cela ne pourra se faire, a reconnu la commissaire aux Transports, sans un coup de fouet initial par le biais d'une contribution publique. (Thomas Mangin)

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