Tout en reconnaissant le rôle constructif du Kenya dans l'accueil de très nombreux réfugiés, le Parlement européen a exprimé, jeudi 16 septembre, sa profonde préoccupation face à la situation humanitaire et aux menaces permanentes qui pèsent sur les personnes LGBTIQ+ dans le camp de réfugiés de Kakuma.
Dans une résolution sur les droits de l'homme au Kenya adoptée par 377 voix (115 contre et 192 abstentions), il condamne l'attentat par incendie perpétré le 15 mars dernier contre deux réfugiés LGBTIQ+ et invite les autorités à continuer à enquêter sur ce crime.
Le Parlement exhorte le gouvernement kényan, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la communauté internationale à s’engager à coopérer pour trouver des solutions alternatives et appropriées pour traiter la situation des réfugiés dans le pays.
Il invite le gouvernement kényan à maintenir les camps de réfugiés de Kakuma et de Dadaab, au moins jusqu’à ce que la situation se stabilise dans la région.
En amont du vote, la commissaire européenne Ylva Johansson a estimé que la fermeture annoncée de Kakuma et d'autres camps de réfugiés au Kenya était un sujet de grande préoccupation.
« Avec le HCR et les partenaires internationaux, l'Union européenne continuera à rechercher des solutions ordonnées et durables qui respectent les droits des réfugiés », a-t-elle assuré. Et d'évoquer l'exploration des possibilités de réinstallation, ainsi que d'éventuelles mesures de protection supplémentaires pour les réfugiés LGBTIQ.
Voir la résolution : https://bit.ly/3hCo7Ub (Aminata Niang)