Depuis début août, la Commission européenne a versé à huit États membres un préfinancement à hauteur de 13% de leur plan national dans le cadre du Plan de relance européen Next Generation EU.
Les États membres sont les suivants : - l'Italie a bénéficié de 24,9 milliards d'euros (sur un financement européen total de 68,9 milliards d'euros sous forme de subventions et 122,6 milliards sous forme de prêts) ; - l'Espagne a reçu 9 milliards d'euros (sur un financement européen total de 69,5 milliards d'euros sous forme de subventions) ; - la France a reçu 5,1 milliards d'euros (sur un financement européen total de 39,4 milliards d'euros sous forme de subventions) ; - la Grèce a reçu 4 milliards d'euros (sur un financement européen total de 17,8 milliards d'euros sous forme de subventions et 12,7 milliards sous forme de prêts) ; - le Portugal a bénéficié de 2,2 milliards d'euros (sur un total de 13,9 milliards d'euros sous forme de subventions et 2,7 milliards sous forme de prêts) ; - la Belgique a reçu 770 millions d'euros (sur un total de 5,9 milliard s d'euros sous forme de subventions) ; - la Lituanie a reçu 289 millions d'euros (sur un total de 2,22 milliards d'euros) ; - le Luxembourg a bénéficié de 12,1 millions d'euros (sur un total de 93,4 millions d'euros).
Le versement du préfinancement dépend de la finalisation d'arrangements budgétaires spécifiques entre la Commission et un pays de l'UE dont le plan national a été adopté par le Conseil.
En juin et décembre 2021, pour financer le Plan de relance européen, la Commission lèvera environ 80 milliards de titres EU-bonds à long terme et des dizaines de milliards de titres EU-bills à court terme afin de diversifier la nature des investisseurs (EUROPE 12731/21).
À ce stade, le Conseil de l'UE a adopté officiellement seize plans nationaux de relance (EUROPE 12761/1, 12769/1). La Commission a approuvé les plans tchèque (EUROPE 12765/16) et irlandais (EUROPE 12764/15). Elle évalue les plans de sept autres États membres : l'Estonie, la Finlande, Malte, la Roumanie, la Suède plus la Hongrie et la Pologne.
L'évaluation des plans hongrois et polonais pourrait durer jusqu'à fin septembre, selon le vice-président exécutif de la Commission, Valdis Dombrovskis, notamment en raison de désaccords relatifs aux mécanismes en place de protection des intérêts financiers de l'UE (EUROPE 12769/1).
La Bulgarie et les Pays-Bas n'ont pas encore soumis leur plan national de relance à l'échelon européen. (Mathieu Bion)