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Bulletin Quotidien Europe N° 12767
POLITIQUES SECTORIELLES / BiodiversitÉ

L'UE doit montrer l'exemple pour renforcer l'ébauche de texte onusien pour la COP15, selon les ministres de l'Environnement des Vingt-sept

Les ministres de l’Environnement des Vingt-sept, la Présidence slovène du Conseil de l’UE et la Commission européenne considèrent que le premier projet de texte onusien publié le 12 juillet sur le futur cadre post-2020 pour la biodiversité mondiale constitue un bon point de départ, mais à étoffer sensiblement lors des négociations qui reprendront le 23 août et se poursuivront jusqu’à l’adoption prévue d’un cadre mondial lors de la dernière partie de la 15e conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (COP15, deuxième phase) au printemps 2022.

Un consensus s’est dégagé à ce sujet le 21 juillet, au deuxième jour de la réunion ministérielle informelle à Brdo, dédiée aux préparatifs de la COP15 ainsi qu’aux défis liés à la nécessaire protection des pollinisateurs — y compris les pollinisateurs sauvages — un sujet qui tient à cœur à la Slovénie, initiatrice de la journée mondiale des abeilles (EUROPE 12765/6).

Pour la COP15, l’UE et ses États membres se sont déjà engagés, l’an dernier, à jouer un rôle de chef de file par l’exemple et à contribuer à l’obtention d’un cadre ambitieux post-2020 avec des objectifs clés à l’horizon 2050 et des cibles d’ici 2030.

Le ministre slovène de l’Environnement, Andrej Vizjak, a souligné qu’en tant que pays doté d’une riche nature et de la plus grande couverture du réseau Natura 2000 dans l’UE, la Slovénie s’efforce de maintenir la biodiversité au premier rang des priorités mondiales, avec l’appui de la Commission européenne et des États membres.

« L’état de la biodiversité se dégrade extrêmement rapidement dans le monde entier. C’est pourquoi il faut une transformation radicale et rapide. Il faut une plus grande ambition pour atteindre des résultats tangibles, qui nous permettront de stopper la perte de biodiversité. Nous devons permettre la restauration des écosystèmes naturels et réduire les risques de futures pandémies et de crise climatique », a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.

Selon M. Vizjak, les ministres se sont entendus sur les nécessités suivantes : - renforcer le futur cadre et davantage intégrer la biodiversité dans les autres politiques sectorielles et la société dans son ensemble ; - se concentrer sur la mise en œuvre des activités qui permettront d’atteindre les objectifs ; - mobiliser davantage de ressources financières pour conserver la biodiversité, dans les pays développés et les pays en développement ; - garantir que tous les efforts de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique soient « connectés et communs ».

« Il est absolument pertinent à nos yeux de parler non seulement des objectifs, mais aussi de la manière de les mettre en œuvre et de trouver les meilleurs moyens de lier la biodiversité à la lutte contre le changement climatique. Nous avons besoin de solutions fondées sur la nature. Nous voulons qu’elles occupent une place plus importante dans la stratégie de la prochaine décennie », a déclaré le ministre allemand, Jochen Flasbarth, à la presse.

De l’avis du commissaire à l’Environnement, Virginijus Sinkevičius, l’ébauche de texte contient de bonnes choses, notamment l’objectif de protéger 30% de terres et des mers d’ici à 2030, mais doit être amélioré.

Il souhaite : - davantage d’ambition pour la restauration des zones marines dégradées ; - un contrôle plus strict de l’utilisation durable, notamment dans l’agriculture, la pêche et la sylviculture et un objectif précis pour encourager l’agroécologie et d’autres pratiques vertueuses pour la biodiversité ; - une référence plus forte aux solutions fondées sur la nature - référence qui devrait sous-tendre l’ensemble du texte ; - l’intégration de la biodiversité et de la valeur de la nature « dans toutes nos politiques et tous les secteurs économiques ».

« Nous défendrons tous ces points pour obtenir un résultat ambitieux à la COP15 », a-t-il assuré.

Protection des pollinisateurs. Les ministres ont débattu des moyens d’établir un cadre de surveillance à l’échelle de l’UE dans le cadre du renforcement possible de l’Initiative de l’UE pour les abeilles. Le commissaire Sinkevičius a estimé qu’une « action urgente » est nécessaire. (Aminata Niang)

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