La décision unilatérale menant à la réouverture partielle de la ville de Varosha, annoncée par le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, et le leader de la communauté chypriote turque, Ersin Tatar, est « inacceptable » et constitue une violation du droit international, a déclaré le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, mardi 20 juillet.
Josep Borrell a de nouveau demandé que soient évitées les provocations susceptibles d'accroître les tensions sur l'île chypriote et de compromettre la reprise des négociations menant à un règlement de la question chypriote, en ligne avec les résolutions de l'ONU.
Participant au défilé célébrant l'anniversaire de l'occupation militaire turque de la partie nord de l'île, M. Erdoğan a prôné une solution à deux États séparés et déclaré que les Chypriotes turcs n'allaient pas renoncer à leur souveraineté en devenant une minorité au sein d'un État chypriote grec.
L'UE prône la création d'une fédération englobant les deux communautés.
M. Borrell a indiqué que les Européens prendraient une décision sur les étapes suivantes après la tenue de la discussion à huis clos sur Chypre qu'aura le Conseil de sécurité des Nations Unies mercredi. (Mathieu Bion)