À l’initiative de l’eurodéputée Irène Tolleret (Renew Europe, française), 57 membres du Parlement européen ont demandé à la Commission européenne, lundi 12 juillet, de mener une « action diplomatique » afin que la Russie modifie « au plus vite » la nouvelle loi qui empêche les producteurs français de Champagne d’utiliser cette appellation en cyrillique.
La décision russe, qui concerne non seulement le Champagne, mais encore toutes les indications géographiques (IG) de vins et de spiritueux présents sur le marché russe, interdit aux producteurs européens d’indiquer la traduction du nom des appellations dans la langue russe et de le mentionner sur la contre-étiquette.
« Bien que tout le contenu de la nouvelle législation soit toujours en cours d’examen, il semblerait que ce soit la plus importante atteinte à la propriété intellectuelle des boissons européennes orchestrée par un pays tiers », soulignent les eurodéputés.
« Il s'agit d'une nouvelle attaque dramatique contre les IG, qui tentent désespérément de défendre leurs spécificités. Pour poursuivre leurs exportations vers le marché russe, les producteurs n'auront d'autre choix que de se conformer à la nouvelle loi afin d'éviter d'être accusés de contrefaçon », explique Mme Tolleret, qui est coprésidente de l’intergroupe 'vin, spiritueux et produits de qualité' du PE.
Les parlementaires demandent à la Commission de favoriser à plus long terme « la négociation d'un accord de reconnaissance mutuelle garantissant la pleine protection des produits alimentaires européens de qualité sur le marché russe » et de renforcer la protection et la promotion de toutes les IG dans les pays tiers.
Dans cette lettre, les signataires estiment que la décision de Vladimir Poutine « sape les efforts de l'UE pour assurer la protection de son système de qualité et peut semer la confusion chez les consommateurs tout en entravant le positionnement de marque des vins et spiritueux européens dans ce pays ».
Lien vers la lettre : https://bit.ly/3r6LpFm (Lionel Changeur)