Le ministre des Finances slovène, Andrej Šircelj, a évoqué, vendredi 2 juillet, la tenue d'une réunion extraordinaire du Conseil 'Écofin', lundi « 26 juillet », afin que le Conseil de l'UE adopte les plans de relance nationaux qui n'auront pas été définitivement validés mardi 13 juillet.
Le 13 juillet, nous comptons adopter les « douze » premiers plans de relance nationaux, a indiqué M. Šircelj. « Je compte organiser une autre réunion du Conseil 'Écofin' courant juillet - je pense que ce sera le 26 juillet » -, pour analyser les autres plans et faire en sorte que la majorité des plans nationaux de relance soient adoptés à la fin du mois, a-t-il ajouté.
Selon lui, les évaluations de la Commission seront prêtes d'ici là et les « réserves éventuelles » auront été levées au préalable au Conseil.
Fin avril, treize États membres avaient officiellement présenté leur plan : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la France, l'Espagne, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovénie et la Slovaquie (EUROPE 12711/2).
La Commission a recommandé l'adoption de plans de relance de ces treize pays. Vendredi, elle a fait de même pour le plan lituanien doté de 2,2 milliards d'euros uniquement sous forme de subventions.
Plus d'informations sur les plans nationaux de relance dont l'analyse est finalisée : https://bit.ly/3gG3k0D
Pacte de stabilité et de croissance. Interrogé sur la révision des règles budgétaires européennes, M. Šircelj a fait part de son intention d'engager « un débat général » sur cette réforme.
Avec le gel du Pacte maintenu jusqu'à fin 2022 et la politique de relance en cours, « l'UE a tout son temps pour y arriver », a estimé le ministre, pour qui ce n'est que fin 2022 que « des valeurs cibles devront être définies » en vue de garantir la viabilité des finances publiques à moyen terme. Et, s'il n'y a pas de consensus, nous garderons les règles que nous avons aujourd'hui, a-t-il conclu. (Mathieu Bion et Camille-Cerise Gessant)