Les ministres de l'Agriculture des pays de l’UE ont soutenu, lundi 28 juin, les éléments de compromis ficelés avec les négociateurs du Parlement européen sur la réforme de la politique agricole commune (PAC).
La plupart des ministres ont salué les résultats des négociations, mais il est impossible, à ce stade, de déterminer quels sont les pays qui voteront contre ou qui s’abstiendront au moment du vote sur les textes législatifs sur la PAC réformée (EUROPE 12749/1).
Maria do Céu Antunes, la ministre portugaise de l'Agriculture, a indiqué qu’après trois ans de négociations, le Conseil de l’UE a confirmé lundi l’accord politique « équilibré » sur la nouvelle PAC.
Janusz Wojciechowski, le commissaire à l’Agriculture, a précisé que les objectifs découlant des stratégies 'biodiversité' et 'de la ferme à la table' sont des objectifs politiques, pas des objectifs juridiquement contraignants pour les agriculteurs ou les États membres individuellement.
Lors du Conseil 'Agriculture', certains ministres, dont celui de la Lettonie, ont critiqué le compromis instaurant un lien entre la PAC et les objectifs découlant du 'Pacte vert européen'.
Le ministre français, Julien Denormandie, a évoqué le besoin de mettre en œuvre avec souplesse les dispositions sur les bonnes pratiques agricoles et environnementales (BCAE) 8 et 9. La ministre allemande, Julia Klöckner, a notamment estimé que l'augmentation de la part des zones non productives à 4% sera un défi pour de nombreux agriculteurs.
La France et l’Espagne ont demandé de poursuivre les travaux sur la fin de la tolérance sur les résidus de pesticides dans les importations.
L'Italie a salué les résultats concernant la conditionnalité sociale, le secteur du vin et la réciprocité au sujet des importations.
Suite des opérations. Les travaux vont maintenant se dérouler au niveau interinstitutionnel sur les derniers détails techniques de la réforme, après quoi elle sera formellement adoptée par le Parlement européen et le Conseil.
La nouvelle PAC couvrira la période 2023-2027. Les États membres auront jusqu'au 31 décembre 2021 pour soumettre à la Commission leurs projets de plans stratégiques nationaux. (Lionel Changeur)