L’UE a condamné « avec la plus grande fermeté », vendredi 25 juin, le meurtre de trois membres du personnel de Médecins sans frontières, survenu le même jour au Tigré, en Éthiopie, « alors qu’ils apportaient de l’aide à ceux qui en ont le plus besoin ».
Dans une déclaration conjointe publiée vendredi soir, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, et le commissaire à la Gestion des crises, Janez Lenarčič, présentent leurs condoléances aux proches de ces victimes.
« Cette atrocité est un autre exemple horrible de l’escalade du conflit au Tigré et une violation flagrante du droit humanitaire international », ont-ils de nouveau déploré, quelques jours seulement après le bombardement d'une place de marché dans un village (EUROPE 12748/7).
Et de réitérer l'appel urgent à un cessez-le-feu immédiat et à un accès humanitaire sans entrave à toutes les personnes touchées par le conflit dans la région, comme l'ont fait les chefs d'État ou de gouvernement le 24 juin, qui, en outre, appelaient au retrait immédiat des forces érythréennes et se disaient résolus à soutenir l'Éthiopie dans la mise en œuvre des réformes démocratiques et des efforts de réconciliation.
MM. Borrell et Lenarčič rappellent aussi « dans les termes les plus forts que les civils et les travailleurs humanitaires ne doivent pas être une cible ». (Aminata Niang)