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Bulletin Quotidien Europe N° 12749
CONSEIL EUROPÉEN / Uem

Les dirigeants de l'UE envisagent la reprise économique avec optimisme et prudence

Les chefs d'État ou de gouvernement de l'Union européenne ont fait part d'un optimisme teinté de prudence vis-à-vis de la reprise économique, vendredi 25 juin, alors que la récession causée par la pandémie de Covid-19 a été moins aigüe que prévu en 2020 et que le déploiement imminent du Plan de relance européen Next Generation EU soutiendra l'investissement.

« Le pronostic est optimiste », a estimé la chancelière allemande, Angela Merkel, louant la « détermination » avec laquelle les Européens ont géré la crise sanitaire et économique. « La reprise sera forte », a enchaîné le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez. Les prévisions de printemps de la Commission européenne plaçaient l'Espagne en tête des États membres avec une croissance économique estimée à +5,9% du PIB en 2021 (EUROPE 12719/2).

Tous deux ont aussi mis en garde contre une résurgence de la pandémie de Covid-19, alors que le variant Delta du virus SARS-CoV-2 a contraint le Portugal à reprendre des mesures restrictives. « Concernant les variants, il faut tout faire pour éviter la quatrième vague », a exhorté Mme Merkel.

Next Generation EU. Les Vingt-sept misent sur le surplus de croissance que procurera la concrétisation des plans nationaux de relance qui seront soutenus financièrement dans le cadre de Next Generation EU.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé que douze plans nationaux, sur les vingt-quatre officiellement transmis, ont été transmis au Conseil de l'UE pour approbation.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a qualifié de « très sérieuse » l'analyse des plans nationaux par l'institution européenne. Il a promis que son pays ferait de même. En juillet 2020, lors des négociations sur le budget post-2020, les Pays-Bas avaient obtenu l'instauration d'un 'frein d'urgence' qui autorise un État à alerter ses pairs concernant un plan de relance jugé problématique.

« Les plans de relance deviennent une réalité et nous pouvons nous en réjouir », a indiqué le président français, Emmanuel Macron.

Pour le Premier ministre italien, Mario Draghi, « le Plan de relance et les politiques budgétaires nationales porteront la croissance économique à un niveau plus élevé qu'avant la crise » en Italie. Quant à M. Sánchez, il a estimé que le plan de relance espagnol constituait « une opportunité de pratiquer une politique contracyclique » et de résoudre, avec des réformes et investissements, certaines faiblesses de l'économie espagnole, en mettant l'accent sur les jeunes.

La Présidence portugaise sortante du Conseil de l'UE organise, mercredi 30 juin à Lisbonne, une conférence de haut niveau consacrée à la relance économique en tenant compte de l'héritage de la crise, ainsi qu'à la réflexion sur l'avenir du cadre européen de gouvernance économique.

Union bancaire. Réunis en format élargi, les pays de la zone euro ont pris note du maintien d'une orientation budgétaire « favorable en 2021 et 2022 » afin de pas retirer trop prématurément les mesures de soutien public aux secteurs affectés.

Ils demandent aussi à l'Eurogroupe de parvenir « sans retard » à un accord sur un programme de travail incluant l'ensemble des éléments de partage et de réduction des risques financiers permettant de finaliser le parachèvement de l'union bancaire.

L'Eurogroupe s'est donné jusqu'à fin 2021 pour finaliser ce programme de travail (EUROPE 12745/12). Après les élections législatives de septembre, le nouveau gouvernement allemand devrait être en mesure de prendre des décisions en la matière.

Pour M. Macron, il faut « accélérer le calendrier sur l’union bancaire et l'union des marchés de capitaux ».

M. Draghi a préféré l'absence d'accord à ce stade à un accord insatisfaisant. L'Italie privilégie le partage des risques financiers, avec la création d'un système de garantie des dépôts bancaires (EDIS), mais elle s'oppose à la création d'un risque lié à l'exposition bancaire aux dettes souveraines.

Pacte de stabilité et de croissance. La Commission européenne devrait relancer, à l'automne, le débat sur l'évolution des règles budgétaires européennes, dont l'application a été gelée jusqu'à fin 2022.

M. Rutte a plaidé pour des propositions qui encouragent des politiques budgétaires « solides », propices à la croissance.

Déclaration de la zone euro : https://bit.ly/35VVDOI (Mathieu Bion et la rédaction)

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