Malgré la « pression de ses partenaires européens », la Bulgarie ne cédera pas sur l’ouverture des négociations d’adhésion à l’UE de la Macédoine du Nord, tant que les questions bilatérales ne seront pas reglées, a prévenu le président bulgare, Rumen Radev, vendredi 25 juin.
« La pression va continuer, mais nous avons montré que nous pouvons être ouverts à un dialogue constructif et que nous pouvons initier le dialogue et le débloquer au plus haut niveau. Mais nous ne nous laisserons pas non plus tordre le bras par le lobbying ou la pression médiatique ou politique », a-t-il prévenu à son arrivée au Conseil européen.
Le président a expliqué que son pays ne pouvait pas fermer les yeux sur « la discrimination » de citoyens de Macédoine du Nord « simplement parce qu'ils se déterminent comme Bulgares - ce qui est contraire aux valeurs et aux principes de l'UE ».
Il a prévenu que son pays ne pourrait pas « dire oui » à l'ouverture des négociations d'adhésion avant d'avoir vu des mécanismes durables visant à « extirper le récit et l'attitude mal intentionnés » à l'égard de son pays des manuels scolaires, des musées, des monuments, des médias ou de la politique gouvernementale et avant d'être convaincue que la Macédoine du Nord « ne construira pas son identité en volant l'histoire de la Bulgarie ».
Selon M. Radev, la perspective européenne de Skopje « dépend de son engagement et de son dialogue avec la Bulgarie ». (Camille-Cerise Gessant)