La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prévenu, vendredi 25 juin, qu’une solution à deux États pour Chypre ne serait jamais acceptée par l’Union européenne.
« Nous n'accepterons jamais, en tant qu'Union européenne, une solution à deux États », a-t-elle souligné à l’issue du Conseil européen, interrogée sur la visite du président turc, Recep Tayyip Erdoğan, mi-juillet, dans la partie nord de Chypre. « C’est un sujet très sensible pour nous, nous observerons comment la visite se déroulera », a-t-elle ajouté.
Dans ses conclusions, le Conseil européen rappelle son attachement à un « règlement global du problème chypriote sur la base d'une fédération bicommunautaire et bizonale fondée sur l'égalité politique, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies ».
La présidente de la Commission européenne a aussi regretté de voir « toujours peu, voire pas de progrès sur Chypre ». « Cela reste décevant », a-t-elle estimé. De son côté, le président français, Emmanuel Macron, a appelé la Turquie à s’engager pour trouver des solutions à la question chypriote.
À l’inverse, « il y a une certaine détente en Mer Méditerranée qui n’existait pas il y a quelques mois. On espère que ça va durer », a indiqué la chancelière allemande, Angela Merkel.
Cette détente permet d’avancer dans l’agenda positif proposé par l’UE à la Turquie, notamment concernant la modernisation de l’Union douanière. « La Turquie a pris des mesures pour s'attaquer à certains sujets qui fâchent, comme, par exemple, les certificats d'origine. Et nous l'encourageons à en faire davantage », a souligné Mme von der Leyen. Selon elle, les discussions sur le mandat de négociations sur la modernisation de l'union douanière ont repris au Conseil, mais il reste « encore beaucoup de travail à faire ». Dans ses conclusions, le Conseil européen précise qu’un tel mandat peut être adopté par le Conseil sous réserve d'orientations supplémentaires émanant de sa part.
Voir les conclusions du Conseil européen : https://bit.ly/3zVx2HH (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)