La société française Valneva, avec laquelle la Commission européenne avait annoncé être sur le point de conclure un contrat d'achat anticipé de vaccins contre la Covid-19 (EUROPE 12635/3), a indiqué, mardi 20 avril, qu'elle ne « donnerait plus la priorité » à ces négociations.
Elle se focalisera désormais « sur des discussions bilatérales » - avec des pays membres de l'UE ou non - pour fournir son candidat vaccin (VLA2001), dont les résultats des essais cliniques de phase 1/2 se sont récemment révélés positifs.
« Nous avons consacré beaucoup de temps et d'efforts à essayer de répondre aux exigences du processus d'achat centralisé de la Commission Européenne. Malgré nos récents résultats cliniques, nous n’avons pas, à ce jour, fait des progrès significatifs ni conclu un accord d'approvisionnement », a souligné dans un communiqué le Directeur général de Valneva, Thomas Lingelbach.
Le VLA2001 devrait entrer d'ici la fin du mois en phase 3 de test et Valneva entend soumettre les demandes d’autorisation de mise sur le marché au cours de l’automne 2021. 100 millions de doses auraient même déjà été commandées par le gouvernement britannique.
La décision de la société de se rabattre sur une négociation pays par pays intervient alors que la Commission semble désormais vouloir donner la priorité aux vaccins à ARNm (EUROPE 12698/1), dont le VLA2001, vaccin à virus inactivé, ne fait pas partie.
« Cela ne signifie pas pour autant que nous n'envisagerions pas d'autres contrats avec d'autres entreprises utilisant d'autres technologies », avait toutefois insisté, la semaine dernière, un porte-parole de l'institution européenne. (Agathe Cherki)